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Miinusc. de la Biblioth. Mazarine, n" 1719, loin. I, f° 189 verso. A M. D'ARGENCOURT'.
( Paris,] 9 juin i6hh.
Pour respondre à la vostre du aa du passé, je vous diray que les considérations que vous m'eserivez pour la [défense] du Roussillon m. ut véritablement forl judicieuses <'ii «'llrs-inesmes et dignes de vostre
Il «-1 question <l un siciii'd 'Argencouri . probabiemeni le même personnage que li. il di camp, danc les Mémoiret 4t relui auquel es! adressée l;i lettre de Ma Matkx ■ l\ p iSe note I tarai
Juin l 'i'i'i.
capacité et do vostre expérience; mais, d'autant qu'elles sont des effets de la première nouvelle que vous avez eue de l'eschec que nous avoua receu en Catalogne1, qu'on vous a pourtant figuré plus grand qui! n'a esté, ou que vous ne sçaviez pas l'ordre qu'on devoit donner pour le reparer, j'estime que vous ne serez point marry que nous n'ayons point besoin de nous en servir. Vous jugerez bien que le renfort commandé" pour joindre M. le mareschal de La Mothe, qui n'est pat moindre de six à sept mille hommes, avec ce qui s'est conservé de l'armée et ce que les Catalans y envoyent, nous mettront en estai on de secourir Lerida, ou d'entreprendre quelque chose sur les ennemis qui nous repare de cette perte, si nous la faisons.
Je ne laisse pourtant pas de veiller tousjours aux choses du Roussillon et d'assister de vos avis le comte de Noailles, que Sa Majesté a nommé au gouvernement de Perpignan. C'est une personne laquelle, outre sa naissance et son mérite, j'ay plusieurs raisons particulières d'estimer, et dont les interests me sont tellement chers, que vous ne sçauriez le servir sans m'obliger, outre que tout cela regarde le service du Roy, pour lequel je sçay que vous avez de l'affection.
Je rechercheray avec soin les occasions de vous faire paroistre que je suis, etc.
1 Grotius insiste sur t'échec essuyé par les Français, en Calalogne, près de Lérida : rrDe Catalaunia evenit quod prœsagieram , ingens damnum acceptum est. Dum Ilefdam adversus obsidionem , quani parari audiebat, obtegit Motta Odincurtius, transiit intérim Sicorim amnem exercitus régis Hispaniœ ad xvi millia. Motta Odincurtius, qui parlem tantum hostilis exercilus venisse arbitrabalur, obviain ivit. Equitalus ejus illico cessit, peditatus cœsus aut captus est : tria millia dicunt qui minimum, sex qui plurimum. llenhc partim ex vetere prœsidio.
partim ex illis quos illuc i'uga tulit, quatuor fsse millia dicuntur, spe exigua ut diu tutari oppidum possint. Villaregius (Villeroi) cum
tribus militum millibus, alia totidem ex Languedocia, quœ in supplementum cladis uiitlunlur, serius eo pervenienl, quani ul damnum vilari possit. » (Epistolœ inédite, p. lia, lettre du 26 mai/A juin i644.
La Cour ne se borna pas à envoyer \ leroi à la tète d'un corps de troupes en Catalogne. (Voyez plus baut, p. 72 1 , note.) Elle chargea te sieur de Beauvais-Plesian de se rendre auprès du maréchal de La Mothe, pour l'engager à tenter une puisante diversion en attaquant Tarragoue ou Roses. L'instruction donne'e au sieur de licauvais-Plesian se trouve dans les manuscrits de la Bibliothèque impériale (Fr. h 1 (><(. fol. 106 r°-i 1 1 v°).
Juin 1 l> I i
DXXYII1.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine. n° 1719, tom. I, f° 19a recto.
[Paris,] 1 1 juin 16/1/1.
Monsieur,
\l. de l'Eschelle s'en retourne si pleinement informé de toutes lis choses qui regardent l'armée, que j'ay creu qu'il estoit plus à propos que vous les apprissiez de sa bouche que de cette lettre. Me remettant donc a ce qu'il vous en dira el à ce que vous en pourrez encore apprendre rie M. le duc d'Anguien, je vous diray, sur le sujet de mou régiment d'infanterie, dont vous me laites une si avantageuse relation. que \oii< pouvez penser combien cette nouvelle me flatte, et pour l'inleresl du service du Roy, qui est la chose du monde que j'ay le plus à cœur, <•! a cause de la satisfaction que \|. le duc d'Anguien et vous en avez.
Je ne xaurois m empesrher de vous dire quelque chose de la mauvaise humeur de M. le Prince contre nostre armée, qu'il descrie autant qu'il peut de fbiblesse, et de ce qu'on expose M. son fils avec de si petites forces et si peu pourveu des choses nécessaires pour agir, qu'il luv '-ira impossible de rien entreprendre. Vous jugez bien, par Testât '\r~ troupes qui sont à l'armée et par celles qui la doivent joindre. - H v a lien à cette plainte. Kn voilà assez sur cette matière, (pie je
Il n'\ a pas, dana le manuscrit . d'indication de la personne ■< laquelle eetle lettre .■si adressée. Mazarin écrit ;> un des principaux penoonaget 'I'1 l'année du «lue. d'En-
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Je croira» wduutkra qu'il e'ayit do maréefaal de Guiche | Interne de Oramool 1. si le eardinal ne lui avait pat déjà <:mi le - juin.
Cependant, comme Mazarin adressait souvent plusieurs lettres à la même personne à un ou deux jours de distance, je suis porte à penser que c'est a oc confident que la lettre est adressé*. Le eommenceoieol est l< niêmf ilan^ le* deux dépêches. Le paragraphe -m II, le prince, père du duc d'Enghien, est surtout reaoarqaable. (Voyez cidessus, p. 7.35.)
7/jO LETTRES
juin ir.'i'i. quitte volontiers, pour vous asseurer que je seray tousjours avec toute la passion, etc.