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Manusc. de la Biblioth, Mazarine, n" 1719. tom. I, f1 190 recto.
A MADAME LA LANDGRAVE DE HESSE
[ Paris1. ] 1 1 juin i fi'i i.
Madame, Quelque juste qu'ayt esté l'affliction qui m'est arrivée, j'avoue
La Cour était alors n Ruel, dans If château de la duchesse d'Aiguillon. Mazarin se parait pas lavoir accompagnée ii ce premier voyage.
; If séjour de la Reine ;< Rud aa mois de |uiii ni'1'1. voyes If. Journal d'OUmer ■» (t.I,p. 188, igi, iyy. ). tlrotius parle aussi de di la Cour 1 Ruel,
d'abord comme d'un projet . dans une lettre du 1 i/ai m. h rRegma regeoi ridetur, <\c oard. Maiarmi conaflio, hospitium ad temaaai captura Rueliis, in bortis EaguiHonie | l.i duchesse <l aiguillon |, cujui causam par-
lamentariis judicibiis commendat.x (Epittolœ inédite, p. i3g.) Il a été question plus haut (p. 7.'!."). note 9 1 du procès donl parle
•il'nlllls.
Il écrivail . le 1 1 juin 1 644 que le voyage annoncé dès le mois de mai avait eu lieu: irRegina regens Rueuain recessit, eurriini in quoerat Regins, Rea el Régis frater. aurigante ducissa Bsguiuooia,quaui in 11' ginas gratiam reposait eardinaue, non satis voleote ni GoudaBO principe. « (Epwt. ùud. p. 161-1 G
Le mécontentement du prince de Gondé
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Jumi644. qu'elle n'a point receu un petit soulagement de la j)art (jue Vostre Altesse ma fait l'honneur de me besmoigner d'y prendre1. Bien que je connoisse assez que c'est un effet de son bon naturel qui la rend sensible aux maux d'autruy, je ne laisse pas de me flatter de cette pensée, que la passion que j'ay tousjours eue pour ce qui regarde Vostre Altesse ne luy permet pas de considérer avec indifférence ce qui me toucbe. Aussy, Madame, je la supplie de croire que j'en ay un si parlait ressentiment, que je ne perdray jamais d'occasion de m'en revancher et de luy faire paroistre que le respect que j'ay pour sa vertu me fa ira. tousjours embrasser ses interests immédiatement après eeux de cette Couronne.
• J'ay entretenu M. de Pollieme- de plusieurs choses qui concernent Vostre Altesse; il vous les doit faire sçavoir. J'ajousteray icy seulement, pour ce qui regarde la conduite, de M. de Marsin, dont elle se plaint, que cela s'est fait contre l'intention de Sa Majesté, qui n'a jamais entendu qu'il pourvoieroit à la subsistance des troupes qu'il a levées, au préjudice de nos alliés, mais bien aux despens de nos ennemis et par d'autres voyes permises. Toutesfois, comme c'est un mal qui aura peu de durée et qui ne sera point de conséquence à l'avenir, Vostre Altes» l'excusera et le prendra plustost pour un coup de nécessité du sieur de Marsin que pour un effet du peu de considération en laquelle il eus! ce qui la touche, ne pouvant ignorer qu'il ne soit fort cher à la Reyne.
Le siège de Gravelines s'achemine heureusement.
L'armée de M. le duc d'Anguien est fort belle3, et se fortifiera en-
i Henri de Bourbon) ne venait pas seule- d'Orléans el de Coudé. Telle fut la caua ment de son procès contre la duchesse d'Ai- qui le porta à soutenir la duchesse <l Aiguillon et de l'appui que la partie adverse guillon et à placer Gaston d'Orléans à la trouvait dans la Reine et dans le cardinal tête de l'année. Il commençait à craindre Mazarin. Il se plaignait surtout de ce qu'on l'ambition du vainqueur de Rocroi et Pawavait chargé le duc d'Orléans de la direction dite de son père. du siège de Gravelines et pourvu son armée ' Voyez p. 7^0, note, des meilleures troupes, tandis que le duc ' Résident de la Landgrave à la cour A d'Enghien semblait condamné à l'inaction. France.
Mazarin avait pour principe de balancer 3 Grotius écrit, à la date du 11 juin:
l'une par l'autre les deux puissantes maisons - \ put] ducem Anguianum duodecim nn'llia
core davantage. Celle de M. le mareschal de Turenne est maintenanl I«iai6&4. en estât d'agir.
On nous a tort promis le retour de M. Torstenson en Allemagne '. et je vous asseure qu'on n'oubliera rien de deçà pour appuyer puissamment la cause commune, non plus que je ne me despartiray jamais de la résolution que j'ay faite d'estre tousjours, etc.