‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministèreChapitre 282 sur 335 · M. LE GRAND MAISTRE · texte numérisé non relu

M. LE GRAND MAISTRE

[Paris ou Ruei, | juin i(>.'i/j.

Monsieur,

Je vous escris celle-cy pour vous asseurerque vous ne manquerez de quoy que ce soit de deçà pour l'acheminement du siège, et que, pour cet effet, le sieur de Rovanete \ qui vous rendra la présente, part -i\'< cinq mille pistoles que j'avance du mien pour les travaux, avec les «'-iit mille qui oui esté depuis peu envoyées, et vingt-cinq mille pour le- Hollandois.

Quoyque nous devions tout espérer de la conduite de Son Altesse aie pouT I heureux succès du siège, je vous puis pourtant dire que rose pouvez faire fondement pour cela sur la faiblesse des ennemis, que noua sçavons estre grande. Ce n'est pas que, oyanl du courage de peste contre toutes les difficultés qui se pourront rencontrer, tous ayei besoin de cette considération pour vous exciter à travailler; mais i'a\ creu qu H importoil que roua le sçussiez, affin que. le faisant sçavoir à

V'oyei rarcenom p. 771, teste et note, et p. 783 texte et note

Juin 16&6. l'armée, elle servisl avec plus de gayeté pour l 'espérance de la victoire qu'elle luy apporteroit la facilité d'obtenir. Je croirois faire tort au zèle que vous avez pour le service du lloy, si je vous sollicitois de passer par-dessus toutes les considérations qui le pourroient relarder, comme aussy vous me (diriez grand tort si vous n'estiez pleinement persuadé que je fais de vos interests les miens propres, et que tout ce qui vous regarde me touche. Je remets au sieur de Rovanete à vous entretenir de plusieurs autres choses dont je l'ay informé, pour finir avec mon accoustumée mais fort véritable protestation que je seray tousjours, etc.

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