‹ Lettres du Cardinal Mazarin pendant son ministèreChapitre 32 sur 335 · A M. DE BELLEJAMBE · texte numérisé non relu

A M. DE BELLEJAMBE

CONSEILLER DO ROY EN SES CONSEILS ET INTENDANT DE LA JDSTICE EN PICARDIE.

[ Saint-Germain-en-Laye , ] 25 février i6fr3.

Monsieur,

La confiance que j'ay de vostre affection fait que j'ose vous supplier de vouloir prendre le soin de la conservation des terres dépendantes de mes abbayes de Picardie. Il y a particulièrement celle de Gravilliers, qui dépend de mon abbaye de Saint-Louis de Beauvais, qui a besoin de vostre assistance, afin que le marché qui y est estably depuis longtemps ne soit point interrompu, et qu'elle soit affranchie d'estapes. Je ne doute point, Monsieur, que je ne reçoive de vous cette faveur, de laquelle je tascheray de me revancher en toutes les occasions où je vous pourray estre utile et vous tesmoigner que personne n'est plus que moy, etc.

Février 1643.

Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719. tom. I, f° ao verso.

A M. D'AMONTOT.

[Saint-Germain-en-Laye,] a 5 février 1 643.

Monsieur, -

J'ay reçu vos despesches du 1 kc et du 1 7e du courant : je n'y respondray neantmoins pas ponctuellement, puisque M. de Chavigny le fait par les siennes, auxquelles je m'en remets. Je me contenteray seulement d'y ajouter que, puisque le mouvement du régiment de Tavanes et des autres troupes de Provence dépend des resolutions qui en seront prises par les ministres de Sa Majesté qui sont en Piémont, je ne doute point qu'il n'en ayt reçu l'ordre de sa marche et qu'on ne vous en donne part. C'est pourquoy ce sera à vous à contribuer tous vos soins et toute vostre industrie à favoriser cette expédition ; à quoy je croy que vous n'oublierez rien, et que vous serez à temps averty du costé du Piémont de ce que vous aurez à faire auprès de la Republique pour cet effet. Nous espérons que, comme elle a permis que l'armée du Roy ayt tiré des vivres de son Estât dans le siège de Tortone, elle n'apportera pas plus de difficulté à permettre qu'elle en tire pour secourir cette place. Je m'asseure que vous en ferez efficacement les offices nécessaires, et que vous aurez une part considérable à l'heureux succez d'une entreprise pour laquelle Sa Majesté a une passion extrême, aussy bien que moi d'estre toute ma vie, etc.

Février 1 063.

Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. I, f° 20 verso.

A M. LE COMTE DU PLESSIS-PRASLIN

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