AL SIGNOR MARESCIAL DI GUICHE
Di San-Germano , il 6 marzo i663.
Il signor haron di Novaglie 2, che ho trattenuto sopra li particolari,
A M. LE MARECHAL DE GUICHE
De Saint-Germain, ie 6 mars i643.
M. le baron de Navailles que j'ai entretenu sur les affaires particulières qu'il
' Antoine de Gramont, comte, puis ma- 2 Le baron de Navailles, qui épousa dans
réchal de Guiche. ( Voy. la table alphabé- la suite Suzanne de INeuillan , fille d'honneur ticpie. à la fin du volume.) d'Anne d'Autriche.
DU CARDINAL MAZAR1N. 121
che m' lia communicati riferirà a Voslra Eccellenza li miei sentiinenli". Mars t6û3. li quaïi consistono particolarmente in havere una perfetta passione per il suo servitio.
Il Re gode intiera sanità, e M. di Novaglie, che 1' ha veduto, ne informera Vostra Eccellenza corne di tutte le nuove délia corte.
Il signor marescial délia Megliare 1 sarà qui di torno alla fine del corrente mese, ed il signor conte d'Harcourt si prépara per andarsene suo governo sodisfattissimo.
Sua Maestà pensa fra pochi giorni andare a Chanlilli, e quauto alla mina che fanno li nemici di volersi mettere ben presto in campagna, io per me credo che regoleranno le attioni loro dalle nostre, e che essendo inferiori di forze non intraprenderanno cosa alcuna considerabile, e penseranno solamente ad impedire il buon esito di quelle che noi potressimo. Con che resto con tutto cuore di Vostra Eccellenza, ecc.
m'a communiquées rapportera à Votre Excellence ce que je ressens pour elle : savoir, le plus ardent désir de lui être agréable.
Le Roi jouit d'une parfaite santé, et M. de Navailles, qui l'a vu, en informera Votre Excellence ainsi que de toutes les nouvelles de la cour.
M. le maréchal de la Meillerave sera ici de retour à la fin du mois courant . et M. le comte d'Harcourt se prépare à partir pour son gouvernement. Il est très-satisfait.
Sa Majesté pense à aller à Chantilly dans quelques jours. Quant aux ennemis, qui font mine de vouloir bientôt se mettre en campagne, moi, je crois qu'ils régleront leurs mouvements sur les nôtres, et que, étant inférieurs en forces, ils n'entreprendront rien de considérable et penseront seulement à empêcher le bon résultat de ce que nous pourrons faire. Sur ce, je suis de tout cœur, de Votre Excellence, etc.
1 (iharles de la Poste, maréchal do la 1 666. Son lîls unique (Charles-Armand de
Meilleraye, s'était signale dans les années la Porte) épousa Hortense Mancini, nièce
précédentes par la conquête d'Arras et d'une de Mazarin, et porta le litre de duc de Vin
partie de l'Artois. Il était grand maître de zarin. I artillerie, H mourut a I arsenal le S février
MAZARIN. 1. *l()
Mars i643.
Manusc. de la Biblioth. Mazarine, n° 1719, tom. I, î° 27 recto.
A M. D'AIGUEBONNE
[Saint-Gcrmain-en-Laye,] 9 mars iG'-t'-i.
Monsieur,
J'ay i-eceu la vostre du a 6 du passe';, pour response à laquelle je vous diray que nous avons eu grande joye du recouvrement de la santé de Madame, mais qu'il seroit à désirer qu'elle s'empeschast de tenir des discours qui, n'estant d'aucune utilité, pourroient beaucoup nuire aux affaires et relascher la bonne intelligence qui doit estre entre elle et Messieurs ses beaux frères. C'est à vostre prudence à divertir ce petit desordre le plus adroitement qu'il vous sera possible, jugeant bien que cette matière est fort jalouse et délicate. Gomme aussy vous continuerez à apporter tous vos soins à assoupir les brouilleries et terminer les difticultez qui s'élèvent entre les ministres de Madame et de Messieurs les princes. Sur quoy M. de Chavigny vous escrivant au long, je m'en remets à sa despesche.
Outre l'avis que vous nous avez donné, nous en avons encore d'ailleurs, comme les peuples du Piémont maltraitent autant qu'ils peuvent les troupes du Roy. Il y a de l'apparence que ce procédé vient plus de la suggestion des ennemis, qui espèrent en profiter, que de l'inclination de ces peuples, qui ne voyent pas que, pensant se délivrer par là d'une ebarge passagère, ils travaillent à faire durer l'oppression où les Espagnols les tiennent en gardant les places de ce pays là : comme, au contraire, les armes du Roy, qui n'agissent que pour retirer ces places d'entre les mains des Espagnols, n'ont pour but que leur liberté et leur repos, les remettant entre les mains de leur naturel seigneur. Que si ces considérations ne les peuvent mettre à la raison, et si nonobstant cela ils continuent leur mauvais procédé, il n'y aura point danger de leur donner à entendre- que le Roy sera contraint pour y
remédier d'employer la force à l'endroit de ceux qui ne se laissent Mare i6û3.
point toucher à la douceur, et d'oster la puissance de mal faire à ceux
qui n'en veulent point perdre la volonté. Vous mesnagerez cecy selon
l'exigence de l'occasion et avec vostre prudence accoustumée, à laquelle
je remetz aussy la disposition de nos armes comme vous le jugerez
plus à propos et que vous le croirez plus convenable pour le service
du Roy et à mon avantage.
Pour ce qui est de la marche du régiment des Galères, le Roy en ayant remis la disposition à M. le prince Thomas et aux officiers généraux de son armée d'Italie, je n'ay rien à vous dire là dessus, sinon que ces Messieurs, pouvant juger mieux que personne ce qui sera plus à propos de faire en cette occasion, ils ne manqueront pas de l'ordonner.
Je vous remercie des faveurs et assistances que vous faites au P. Gapponi, je vous conjure de ne vous en lasser point, et de luy dire que j'employeray mes offices à Rome.
Pour ce qui est de vos interestz, ne doutez point que je ne les protège de tout mon pouvoir et que je ne procure dans les occasions auprès du Roy la rescompense de vos services, et particulièrement que je ne prenne le temps favorable pour l'avancement de celuy de vos enfans que vous destinez à l'Eglise. Croyez cette vérité puisqu'elle vient d'une personne qui est passionnément, etc.