‹ Lettres du docteur RigbyChapitre 103 sur 123 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Lettres du 26 août au 9 septembre 1789.

Les bords du Rhin. — L'auteur écrit en bateau sur le fleuve. — Son enthousiasme. — Coblentz, Bonn et Cologne. — Critiques du gouvernement de l'Electeur de Cologne. — L'auteur marque son mépris à l'endroit des Allemands. — Leur misère, leur malpropreté, leur « maussaderie ». Les catholiques jugés par un anglican. — Mauvaise humeur de Rigby. — Il regrette la France. — Mauvais état des routes et mauvaise volonté des maîtres de poste. — Arrivée à Diïsseldorf.

— Wesel. — Un enrôlement forcé. — La tyrannie prussienne.— L'état agricole des provinces rhénanes.

— La Hollande. — Désappointement de l'auteur. — Description d'Amsterdam. — La Haye. — Rotterdam.

— Helvœtsluys. — Retour en Angleterre.

Mercredi matin, 26 août 1 759.

Je commence cette lettre dans un endroit auquel il serait malaisé de donner un nom, car nous sommes en bateau sur le Rhin, à douze milles environ de Mayence, que nous quittâmes ce matin vers six heures. Les bords

de ce fleuve, bien que fort différents de ceux du Rhône , sont très agréables ; ils offrent constamment aux regards une terre bien cultivée ; des collines descendent en pente douce jusqu'au fleuve, dont les rives sont couvertes de villes, de bourgs, de châteaux et de couvents. M. Gibbon dit que dune extrémité à l'autre de ce noble fleuve il y a 500 cités. Je le crois aisément, car nous en avons déjà trop vu pour les compter. Gomme nous en quittons une, une autre apparaît aussitôt, de sorte que la rive semble une ligne ininterrompue d'habitations.

En face Mayence, et un peu en aval, s'élève un château du prince de Nassau.

Dix heures et demie. — La vue du milieu du fleuve est superbe. Juste devant nous se trouve la ville de Bingen, bâtie sur le bord de l'eau. Sur l'autre rive il y a une autre ville (i) ; les collines sont plus hautes et plus abruptes ; leurs flancs sont plantés de vignes, et leurs sommets d'arbres forestiers. Il y a aussi de magniiiques ruines de châteaux ; une énorme, notamment, dans le quartier haut de Bingen, qui montre que jadis cette ville fut

(V RucleshfMm.

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