‹ Lettres du docteur RigbyChapitre 11 sur 123 · XVII I INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVII I INTRODUCTION

venu nous retarder. Je me demande qui a dit qu'il était difficile de voyager en France, que les routes étaient exécrables, les chevaux si mauvais qu'ils ne pouvaient marcher. Nous avons pu suffisamment nous rendre compte qu'il n'en est rien et que beaucoup d'autres croyances défavorables à ce pays et à ses habitants sont également sans fondements. Je suis émerveillé de l'importance de ce royaume, de son étonnante population, de l'amour du travail de ses habitants, de l'excellence du climat, et mon étonuement augmente à mesure que nous pénétrons plus avant dans le pays. Nous avons parcouru maintenant environ quatre à cinq cents milles en France, et c'est à peine si nous avons vu un acre inculte, excepté deux forêts et parcs appartenant au prince de Condé, comme je l'ai fait observer dans une lettre précédente, l'autre r.u roi de France, et elles sont couvertes de bois. Partout ailleurs presque chaque pouce de terrain a été labouré ou bêché et, à cette époque, semble écrasé sous le poids de la récolte. Sur les routes, jusqu'à la limite tracée par les roues des voitures, sur les collines jusqu'à leur sommet, on peut voir les effets du travail de l'homme. »

Beaune, Chalon, Mâcon, sont aux yeux de Rigby des lieux prospères. La société qui s'y promène paraît heureuse, le peuple des campagnes environnantes semble gai. Le soleil brille. Les moissons se dorent au soleil. Les prairies verdoient, les roules poudroient..., mais sans excès, car elles sont entretenues à ravir.

Lyon, il est vrai, séduit moins Rigby que les autres cités qu'il a jusque-là traversées, car les rues de la ville sont étroites et ses « odeurs désagréables »; maisàcôté de ces inconvénients, corn-

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