INTRODUCTION XIX
bien d'avantages offre Lyon avec son superbe Hôtel-Dieu, ses loyers si bas, ses vivres si bon marché I
Et la vallée du Rhône ! Quel étonnant pays avec ses rochers, « dont les fissures même sont cultivées», ses vieux ormes, ses vieilles villes où l'on devine la douceur de vivre lorsque la langueur des soirées de juillet tombe sur les toits roses et les oliviers gris ! Dans cette Provence que Rigby parcourt, tout est beau, tout est riche, tout est évocateur d'un illustre passé. Il n'y a pas jusqu'au Rhône qui ne soit lui-même «. un noble fleuve » ; « sa vallée, surtout dans son cours supérieur, est extrêmement peuplée, les villes, les villages el les fermes sont innombrables, la vigne semble prospérer là où aucune autre plante ne peut végéter. »
A Marseille, à Toulon, à Nice, c'est la même note. Et lorsque nous quittons Rigby qui, après un voyage rapide par delà nos frontières, retournera en Angleterre vanter les charmes du doux pays de France là même où il en médisait naguère, nous le laissons partira regret, comme une amitié qu'on a conquise.
Il a fait une évolution en notre faveur avec la générosité d'un cœur pur et la probité d'un esprit large. Il mérite notre sympathie, puisqu'il a témoigné la sienne à nos aïeux. « Il a quelque droit à notre gratitude parce qu'il a beaucoup aimé et qu'il fait aimer la France et les Français. »
De son œuvre il convient de retirer autre chose qu'un sentiment de bienveillance pour sa personne. Cette œuvre est d'une portée plus vaste, et en la pénétrant jusqu'à la moelle, on en peut extraire une substance précieuse pour l'enseignement historique. Elle forme un appoint considérable à