‹ Lettres du docteur RigbyChapitre 2 sur 123 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

assise entre mon père et le cocher, dans un cabriolet de l'ancien temps. »

Rigby traduisit un ouvrage sur l'agriculture italienne, de Chateauvieux, qui fut remarqué à son époque, et, dans divers opuscules, il s'occupa de la réforme de Work-houses, des théories de Malthus sur la population et du droit de propriété.

Sa carrière fut longue et honorable. D'un premier mariage avec une jeune personne de Norwich naquirent deux filles. C'est à elles que sont adressées les Lettres de France. D'une seconde union contractée dans un âge avancé il eut plusieurs enfants, au nombre desquels Lady Eastlake. La préface de celle-ci ne nous renseigne point sur la date de décès de Rigby, qu'il ne m'a pas été possible d'établir exactement.

Telle est, brièvement tracée, la biographie de l'auteur des Lettres de France. Quant à son caractère, il se révélera de lui-même dans son œuvre ; mais peut-être n'est-il pas inutile d'en dire quelques mots par avance, afin de faire mieux comprendre l'esprit de cette œuvre.

Par son hérédité et par son éducartion, Rigby, avant de venir en France, était un adversaire déclaré de notre esprit national et des institutions de notre ancien régime.

Par son hérédité d'abord. Issu de réfugiés français, il n'avait aucune tendresse pour la mémoire du roi Louis XIV, aucune admiration pour le « royal despotisme » des Bourbons. Lady Eastlake le reconnaît lorsque, cédant aux mêmes préjugés anceslraux, elle écrit : « La parenté de mou père avec la famille Martineaului donna vraisemblablement une connaissance intime de la per-

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