‹ Lettres du docteur RigbyChapitre 26 sur 123 · INTRODUCTION XXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXVII

seule foule de celte ville, à parties mendiants. » Rigby ne pèche point ici par excès d'indulgence, et s'il eût visité la Hollande avant l'Allemagne, peut-être eût-il hésité à rendre le gouvernement d'un ecclésiastique responsable de la misère de ses Etats. C'est par les Pays-Bas en effet qu'il termine son voyage et, avec son habituelle franchise, qui ne lui fait point craindre de se déjuger, il écrit au sujet de cet Etat protestant : « La Hollande nous a beaucoup désappointés. Nous nous attendions à trouver une terre riche et bien cultivée et un peuple actif, mais jusqu'ici nous n'avons vu que de vastes friches et les gens paraissent tous stupides. »

Toutes ces réflexions, sous la plume d'un voyageur agricole, sont précieuses. Elles donnent plus de valeur à une affirmation de Rigby formulée comme il suit : « Combien, dit-il, les pays et les peuples que nous venons de voir perdent à être comparésà cette nation pleine de vie qui se nomme la France ! »

Baron André de Maricourt,

Ancien élève de l'Ecole des Chartes.

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