X INTRODUCTION
convient de le faire avec la sérénité de l'historien, sans esprit de parti...,, sans engager de polémiques avec les cendres d'un mort. Car, aussi bien, les illusions de Rigby sont généreuses. Son enthousiasme, sa confiance dans l'avenir, sont les manifestations d'une nature foncièrement altruiste, les conceptions d'un esprit animé de la meilleure foi du monde. « Il faut se rappeler, nous dit Lady Eastlake, que lorsqu'il écrivait, ce mouvement de réforme qui est aujourd'hui considéré comme une chose naturelle, avait à peine commencé à se dessiner... et, par suite, l'impatience et l'ardeur qui caractérisent les premiers avocats de ce que nous appelons maintenant le « progrès » étaient en proportion de sa lenteur. On peut incontestablement affirmer que peu d'hommes témoignèrent pour les besoins et les maux de leur prochain une plus grande sympathie ou prédirent" les futures améliorations avec une plus juste clairvoyance que celui dont les lettres privées sont présenté* ss au public... »
C'est au mois de juillet 1789 que le docteur Rigby part pour la France en compagnie de trois de ses amis: le géologue Boddington et MM. Morgan et Ollyett Woodhouse, qui sont deux esprits distingués.
En matière politique, il conservera la plupart de ses préjugés. En matière économique et agricole, il eu sera tout autrement. Et la conversion de cet Anglais devenant francophile, et qui, marchant de surprises en surprises dans nos campngnes, abandonne à chaque étape do fa longue route