‹ Lettres du P. de Clorivière, 1787-1814Chapitre 11 sur 116 · L. J. Ch · texte numérisé non relu

L. J. Ch

17 juin 1807.

Ma chère fille, j'ai appris avec plaisir votre petit voyage à Charenton ; je souhaite qu'il ait réussi pour le pauvre M. de Broise et qu'il ait fait du bien à votre santé. Je suppose que vous m'en donnerez aujourd'hui des nouvelles.

Monsieur Bourgeois m'a communiqué une lettre de Monsieur Guépin, de Tours, sur son sujet. Je lui ai dit mes vues, il vous en fera part et, si vous les approuvez tous deux, il agira en conséquence.

Il me semble qu'il serait très expédient pour le bien de la Société que vous vissiez les deux bonnes filles de Rouen ; et même, s'il était nécessaire qu'on se cotisât pour cela, je donnerais volontiers 12 L. de notre bourse. Vous leur assigneriez pour cela le temps que vous jugeriez convenable ; vous et madame de Carcado arrangeriez toutes choses. Elles viendraient ou ensemble ou séparément, comme vous le croiriez mieux. Je ne refuse aucun des nôtres qui veulent venir ici ; on peut venir de Rouen et s'en retourner à très bon marché par le coche de Poissy. Mais, comme de raison, je laisse le tout à votre prudence, à la plus grande gloire de Dieu et des SS. CC. de Jésus et de Marie.

Portez-vous bien et croyez-moi, dans ces Divins Cœurs, tout à vous.

J'ai reçu vos cerises et vous en remercie.

Ce 23 juin 1807.

Ma chère Fille,

Je vous félicite sur le bon succès de votre voyage ; il paraît que le Bon Dieu y présidait et qu'il vous avait donné un ange pour guide.

Je souhaite de tout mon cœur pour M. de Broise qu'il puisse convenir à la Trappe et que la Trappe puisse lui convenir. On peut espérer que le séjour qu'il a fait à Charenton peut contribuer à produire ce bon effet ; je le demande pour lui au Seigneur.

J'ai appris avec peine que votre santé ne s'était pas soutenue. Confiance dans le Seigneur, résignation à son bon plaisir, union avec son divin Cœur.

Depuis ma dernière lettre, ce que j'ai su de mademoiselle Pillois m'a fait un peu changer de sentiment sur son compte. Si les choses se trouvent vraies, elle ne serait nullement propre à ce à quoi nous la destinions...

Vous avez très bien fait de rassurer mademoiselle Gaillard ; je ne prétendais pas la chagriner. Quand elle aura fait des démarches auprès de son frère, vous ferez bien de m'en instruire.

Je suis, dans l'union des SS. CC. de Jésus et de Marie, tout à vous.

La lettre de mademoiselle de Fermont est pour madame de Carcado.

27 juin 1807.

Ma chère Fille,

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