‹ Lettres du P. de Clorivière, 1787-1814Chapitre 16 sur 116 · L. J. Ch · texte numérisé non relu

L. J. Ch

Ce mardi 21 juillet 1807.

Ma chère fille,

Vos deux lettres du 17 et du 19 m'ont annoncé de bonnes nouvelles, et l'espérance de ma sortie n'est pas sans fondement, mais ces choses ne sont jamais certaines que quand on en voit l'accomplissement. Il paraît qu'on y joint la clause du voyage de Bretagne ; la volonté de Dieu me serait marquée par là; je ne pourrais pas manquer d'y souscrire. Dieu sait ce qu'il nous faut, il peut en résulter du bien ; vous savez que c'était mon dessein d'y aller avant de m'en revenir ici .

Vous avez su que j'ai envoyé ma lettre pour M. Beulé à Madame de Carcado, afin qu'elle tire une copie que j'ai dessein de faire tenir à M. Presleur, dans le cas où M. Beulé ne la lui communiquerait pas. J'ai aussi écrit à M. Presleur et vous ferez tenir ces deux lettres à mademoiselle Durand le plus tôt possible. Je vous remercie bien de la neuvaine que vous avez commencée. Je ne sais si Fanchette a pu vous rendre les quatre petits vers que vous m'avez demandés pour le courrier, je les joins ici.

Je vous renvoie la lettre de mademoiselle Romet de Mortagne, avec la réponse que j'ai faite à celle qu'elle m'a écrite. J'y joins aussi une réponse à mademoiselle Chevalier ; lisez l'une et l'autre.

Je vous remercie de la part copieuse que vous m'avez faite de votre grand déjeuner de N.-D. du Mt-Carmel, comme aussi de vos nouvelles démarches près de l'évêque de Rennes. Je suis bien reconnaissant des peines qu'il se donne lui-même... Je vous envoie enfin la lettre de M. Guépin, afin que vous me disiez ce que je dois lui envoyer... Ma santé est très bonne ; je souhaite qu'il en soit autant de la vôtre.

Que tout serve à rallumer notre amour pour le Seigneur et pour sa Sainte Mère.

Je suis, en union de leurs divins Cœurs, tout à vous.

P. Joseph.

A Mademoiselle Adélaïde.

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