L. J. Ch
Ce il août 1807.
J'ai répondu, ma chère fille, à votre dernière lettre et je n'ai rien de particulier à vous dire, sinon pour vous faire part d'une pensée qui m'est venue en conversant dernièrement avec Fanchette. Elle m'a dit qu'elle désirerait une des nôtres pour la placer avec une bien bonne personne à qui elle confie des enfants et qu'elle croirait propre à la Société ; mais que, parmi nos sœurs, il n'y en avait aucune qui soit libre. Là-dessus, j'ai pensé à mademoiselle Chevalier qui compte venir de Rouen pour la fête ; il me semble que ce serait son vrai bonheur ; cela ferait deux biens à la fois. Je lui ai dit de vous en parler et vous pouvez y réfléchir. C'est votre affaire plus que la mienne, et je suis assuré que Dieu vous donnera les lumières nécessaires. Je ne fais que proposer la chose, et je m'en tiendrai à ce que vous déciderez après avoir consulté le Seigneur.
Ne songeons plus qu'à nous préparer à notre grande fête, mais ne croyez pas que vous ayez pour cela besoin d'être en retraite. Votre bonne préparation est de vous oublier dans ce temps-là pour ne vous occuper que des Filles de Marie qui sont aussi les vôtres. Marie et son Divin Fils répondront pour vous.
Je suis en union de leurs Divins Cœurs, tout à vous.