‹ Lettres du P. de Clorivière, 1787-1814Chapitre 31 sur 116 · L. J. Ch · texte numérisé non relu

L. J. Ch

Le 6 octobre, jour de St Bruno.

Ma chère fille, je vous remercie de toutes les prières et communions que vous m'avez procurées dimanche dernier, jour où ce qui regarde ma mise en liberté a dû être décidé. J'ignore encore quelle a été la décision mais je l'attends en paix. Ce serait une grande consolation pour moi de vous revoir après une si longue absence ; je l'espère, mais Dieu est le maître : que son bon plaisir s'accomplisse. Je vous dois une grande reconnaissance ainsi qu'à toutes vos amies. C'est vous qui, par vos prières, m'avez tiré de prison.

Vous avez dû recevoir hier un billet de moi avec des lettres que je vous ai envoyées. Il ne se présente rien à mon esprit sur quoi j'aie à vous répondre. Je souhaite bien vous revoir en bonne santé.

Je suis, dans les SS. CC. de Jésus et de Marie, tout à vous.

Vous m'avez tiré un saint pour qui j'ai toujours eu de la dévotion.

A Mademoiselle Adélaïde.

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