‹ Lettres du P. de Clorivière, 1787-1814Chapitre 45 sur 116 · L. J. Ch · texte numérisé non relu

L. J. Ch

Ce Ier vendredi d'octobre jour des Sts Anges. Ma chère fille,

La difficulté de notre chère fille mademoiselle Durand au sujet de la B.C. est raisonnable. J'ai dit, je crois, dans ma lettre sur la Pauvreté qu'il ne faudrait pas y entasser une année sur l'autre. Mon but était d'empêcher de thésauriser et d'ôter l'envie de placer l'argent en fonds ; mais je supposais que les revenus ordinaires qui entreraient dans la bourse commune seraient assez considérables et réglés. Les choses n'en étaient point encore à ce point-là ; on n'agira point contre l'esprit de la chose en conservant d'une année à l'autre dans la B. C. pourvu que cela ne se fasse pas au préjudice de la charité. « Donnez, dit l'Évangile, et il vous sera donné ». La même raison peut excuser les particuliers ; quoique ce fût mieux de déposer le superflu dans la B.C., ils peuvent avec permission des Supérieurs garder quelque chose pour leurs besoins particuliers.

Portez- vous bien, ma chère fille, ma santé est bonne. On me donne toujours les mêmes espérances, mais je ne m'y livre pas trop. Deux personnes désirent avoir le petit livret de « Sentences pratiques » de madame Nyon, je vous prie de me les envoyer.

Je suis, dans les Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie, tout à vous.

Priez pour moi.

Octobre 1808.

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