L. J. Ch
Ce samedi 6 juin 1807.
Je vous renvoie, ma chère fille, votre cantique et vos litanies avec une note au bas ; j'ai effacé des litanies ce qui m'a paru de trop, et j'ai rectifié l'oraison. Vous avez raison de présumer mon consentement pour les quinze samedis. J'apprends avec plaisir que vous avez pu prendre l'air... -
Je m'intéresse bien à la pauvre demoiselle Artaud qui est morte, sans savoir laquelle ; je suppose que c'est celle qui était toujours malade ; j'ai fait pour elle ma communion de ce matin. Je vous recommande notre commissionnaire qui est très en danger. Je vous renvoie les lettres de MM. Barbroux et Richard... Je suis bien content de votre entretien avec Xarine ; vous lui avez très bien parlé ainsi qu'à sa fille.
Je souhaite toutes sortes de biens à Joseph, mais je doute qu'il soit agréé des Frères des écoles si c'est pour devenir comme un d'eux.
Je vous remercie de vos cerises et suis, dans le Seigneur, tout à vous.
A Mademoiselle Adélaïde de Cicé.
9 juin 1807.
Ma chère Fille,
Je suis bien touché de votre indisposition ; madame de Carcado m'a donné de votre part la réponse aux trois demandes que je vous avais faites. Je suis content de l'éclaircissement qu'elle m'a donné et je vous en fais mes remerciements.
Je ne puis pas écrire à M. Guépin jusqu'à ce que vous m'ayez marqué la dernière détermination de mademoiselle Gaillard, et s'il n'y a pas quelque autre qui convienne à la chose. Ce délai est peu satisfaisant.
Portez-vous bien. Soyez persuadée que je ne vous oublie point devant Dieu. J'ai entrepris deux œuvres difficiles mais bien intéressantes, et je me sens bien faible pour y réussir. Aidez-moi de tout votre pouvoir dans cette bonne œuvre.
Je suis, dans le Seigneur, tout à vous.
P. Jos.
A Mademoiselle Adélaïde de Cicé.