Sœur de Lally-Tollendal le fils
3. Bourgelat (1712-1779). avait débuté par le barreau. Ayant gagné une cause qu'il reconnut trop tard être mauvaise, il renonça à la profession d'avocat et entra aux mousquetaires. Il devint un écuyer très habile, fit des études d'ahatomie et de physiologie comparées et fondai en 1761, à Lyon, la première école vétérinaire connue en Europe.
Il a laissé de nombreux travaux sur l'hippiatrique, qu'il a créée, la marécnalerie et les épizootie- Bourgelat fut reçu à l'Académie des sciences en 171'.;}.
4. On a, de l'année 1770, un Mémoire de Bourgelat sur les maladies contagieuses du bétail.
Hippocrates que des maréchaux ferrants. Les vrais secours manquent dans les pays les plus policés. Vous avez seul mis fin à cet opprobre si pernicieux.
Les animaux, nos confrères, méritaient un peu plus de soin. Nous les traitons avec autant d'inhumanité que les Russes, les Polonais, et les moines de Franche-Comté ' traitent leurs paysans, et que les commis des fermes traitent ceux qui vont acheter une poignée de sel ailleurs que chez eux 2.
Je voudrais qu'on cherchât des préservatifs contre les maladies contagieuses de nos bestiaux, dans le temps qu'ils sont en bonne santé, afin de les essayer quand ils sont malades. On pourrait alors, sur une centaine de bœufs attaqués, éprouver une douzaine de remèdes différents, et on pourrait raisonnablement espérer que de ces remèdes il y en aurait quelques-uns qui réussiraient.
Il y a, dans le moment présent, une maladie contagieuse en Savoie, à une lieue de chez moi. Mon préservatif est de n'avoir aucune communication avec les pestiférés, de tenir mes bœufs dans la plus grande propreté, dans de vastes écuries bien aérées, et de leur donner des nourritures saines.
La dureté du climat que j'habite, entre quarante lieues de montagnes glacées d'un côté et le mont Jura de l'autre, m'a obligé de prendre pour moi-même des précautions qu'on n'a point en Sibérie. Je me prive de la communication avec l'air extérieur pendant six mois de l'année. Je brûle des parfums dans ma maison et dans mes écuries; je me fais un climat particulier, et c'est par là que je suis parvenu à une assez grande vieillesse, malgré le tempérament le plus faible et les assauts réitérés de la nature.
î. Les moines de Franche-Comlé, qui prétendaient avoir droit de seigneurie sur les habitants de Saint-Claude, que Voltaire travailla et réussit à faire affranchir du servage.
:>. Ailleurs que chez eux. On sait que le prix du sel variait selon les provinces. Dans les pays de grande gabelle on payait le quintal 02 livres, dans les provinces fran-
ches 9 livres ou moins. Les familles étaient obligées d'acheter aux greniers royaux une quantité de sel déterminée. Aussi dans les
Eays de grande et de petite gaellc et sur les frontières comme à Ferney se livrait-on à une contrebande très active. Cet impôt du sel n'amenait pas moins de dixhuit cents condamnations aux galères, chaque année
VOLTAIRE
Le grand malheur des paysans est d'être imbéciles, et un autre malheur est d'être trop négligés : on ne songe à eux que quand la peste les dévaste, eux et leurs troupeaux... Je vous serai très obligé, monsieur, de vouloir bien me continuer vos bontés quand vous communiquerez au public des connaissances dont il pourra profiter.