Entendez : vis-à-vis l'hôtel du
duc de Praslin, cousin du duc de
esprit. On cite cependant d elle un Choiseul et alors ministre des mot assez spirituel : prétendant affaires étrangères. Cet hôtel était avoir reçu un soufflet de son mari, ! situé au coin de la rue du Bac et elle demandait la séparation; ne , du quai d'Orsay, pouvant l'obtenir, elle alla trouver :!. Le couvent où demeurait M. de Forcalquier : « Tenez, mon- M"1* Du Defland : voir p. iG3, n. 1.
monseigneur n'était point rentré : nous le prîmes sur le haut ton; nous entrâmes malgré lui; le pauvre homme était tout tremblant: monseigneur rentra; Mme de Forcalquier proposa à ce suisse de lui aller dire que nous étions là. « Oh ! je n'en ferai rien. — Et pourquoi donc, » s'il vous plaît ? — Parce que je n'oserais ; monseigneur le » trouverait mauvais ; je ne dois pas quitter mon poste. » Un laquais d'une mine superbe passe devant la porte ; Ajme jg Forcalquier lui demande un verre d'eau. « Je » n'ai ni verre ni eau. — Mais nous en voudrions avoir. » — Où voulez-vous que j'en prenne? — Allez dire à » M. de Praslin que nous sommes là. — Je m'en garde- » rai bien ; monseigneur est retiré. » Pendant ce temps-là, Mme de Valentinois1, qui revenait de la campagne et qui était à six chevaux, passe devant l'hôtel de Praslin, voit notre voiture, demande à qui elle est, vient nous chercher, et nous tire de la chambre du suisse, et nous ramène chez nous. Il est bien dommage que M. le chevalier de Boufllers2 ne soit pas ici; beau sujet de couplets : il est bon d'avertir les voyageurs de ne pas verser devant l'hôtel de monseigneur de Praslin »...
La suite de cette aventure est que monseigneur n'a pas compromis sa dignité en envoyant savoir de nos nouvelles : Mme de Forcalquier, ainsi que moi, s'en porte bien : mon cocher a une bosse à la tête et a été saigné : ainsi finit l'histoire