Voir ci-dessus les notes 1 el
et du soulagement que leur retraite apporte à nos misères. .1 ai été pénétré, autant que vous, de tout ce que la province a souffert ; le tort particulier que vous craigniez de recevoir ' de la continuation de la guerre me touchait comme vous-même. Je veux espérer que le crédit de la province se rétablira, et que vous conserverez votre revenu: vous me donnerez une grande marque d'amitié en m'instruisant là-dessus comme je le puis désirer.
Vos lettres ont été ma consolation depuis que je garde ma chambre. Je ne me flatte pas encore de sortir de si tôt, car il n'y a aucun changement à mon engelure 2, la plaie est toujours de même, et l'os fort gonflé. Le défaut d'exercice influe sur ma santé; je ne digère point, et je suis plein d'humeurs qui se portent sur ma poitrine, et irritent ma toux : je vous entretiens de toutes ces bagatelles, parce que je sais que vous m'aimez.
Je vous prie de remercier MM. de Monclar et de Vence de leur souvenir ; je regrette souvent de ne pouvoir cultiver moi-même leurs bontés et leur estime. Adieu, mon cher ami, je vous embrasse tendrement, et vous suis dévoué pour toute ma vie.
i. La terre de Vence (voir la note 4 de la page précédente) avait été livrée au pillage : Saint-Vincens et sa famille craignaient sans doute encore de nouveaux désastres.
2. Yauvenargues avait eu les jambes gelées pendant la retraite de Prague ; à la suite d'une petite vérole, l'engelure, comme il dit avait dégénéré en plaie.