‹ Lettres du XVIIIe siècleChapitre 63 sur 381 · Voir, pages ffi-ffi, la notice sur d'Alembert · texte numérisé non relu

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3. Des brochures. Il s'agit de la Lettre d'un académicien de Berlin à un académicien de Paris où Frédéric prenait le parti de Maupertuis. président de l'Académie de Berlin, contre Voltaire qui l'avait attaqué.

',. Du 23 août 1700.

jamais rassurée. Vous êtes philosophe, disait-il ; je le suis de même. Ma foi, Sire, nous ne le sommes ni l'un ni l'autre.

Ma chère enfant, je ne me croirai tel que quand je serai avec mes pénates et avec vous. L'embarras est de sortir d'ici. Vous savez ce que je vous ai mandé dans ma lettre du 1er novembre1. Je ne peux demander de congé qu'en considération de ma santé. Il n'y a pas moyen de dire : « Je vais à Plombières », au mois de décembre.

Il y a ici une espèce de ministre du saint Evangile, nommé Pérard2, né comme moi en France ; il demandait permission d'aller à Paris pour ses affaires ; le roi lui fit répondre qu'il connaissait mieux ses affaires que luimême, et qu'il n'avait nul besoin d'aller à Paris.

Ma chère enfant, quand je considère un peu en détail tout ce qui se passe ici, je finis par conclure que cela n'est pas vrai, que cela est impossible, qu'on se trompe, que la chose est arrivée à Syracuse, il y a quelque trois mille ans. Ce qui est bien vrai, c'est que je vous aime de tout mon cteur, et que vous faites ma consolation.

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