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2. L'Archiduc s'était embarqué à Lisbonne le 19 juillet, pour se rendre en Catalogne.
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oceupoieiil sur le has «le l"()i;lio, cl en dciuicr lien Usliaiio ', ce (jui tloiiiio lieu d'espérer que le prinee lùigèiie n avancera pas davantage. Les ennemis sont entrés dans nos lignes du eôté de Gand ~, ce qui est fâcheux en ce qu'ils vont étendre iiien loin leurs conlrihutions. On va tâcher cependant de les en chasser. Nous sommes enfin revenus tout de hon à \ cisailles depuis hier; mais on n"v sera pas longtemps de suite, parce qu'on va aller à Fontainebleau. Il n'est, je crois, pas nécessaire de vous renouveler les assurances de ma tendresse ; remerciez bien la reine de l'honneur de son souvenir.
A Marly, le 23 août 1705.
Il est arrivé deux agréables nouvelles à deux jours 1 une de l'autre, mon très cher frère, l'une de Flandres, où M. de Marlborough s'est retiré de devant l'Electeur après avoir tenté vainement de le combattre, et l'autre d'Italie, où le prince Eugène, avant attaqué l'arrière-garde de notre armée dans une marche près de l'Adda, a été vivement repoussé et a
1. Le prince Eugène qui occupait Ustiano, voyant le duc de Vendôme marcher sur lOglio avec toute 1 armée française, retira la garnison de cette place, où ^ endôme rentra aussitôt sans coup férir.
2. Le baron de Spaar, avec un petit corps hollandais, avait passé le canal de Bruges et poussé une pointe jusqu'à Deynze.
perdu, dans un com]3at très rude qui a duré près de cinq heures, cinq ou six mille hommes de la tête de son infanterie avec trois pièces de canon et plusieurs drapeaux K Après cela, ce pays est si coupé qu'il est quasi impossihle d'y voir jamais d'affaire décisive, la cavalerie n'étant presque point en état d'y agir.
Je ne vous ferai pas plus de détail du combat d'Italie, dont vous aurez des nouvelles en droiture. Pour la rlandre, Mai'lborough, après un amas prodigieux de farines et de biscuit, marcha le 15, passa la Dyle vers sa source et vint en deux jours vers Nivelle. L'Électeur, s'étendant par sa droite, se porta entre Ower et Niederische^ avec le ruisseau devant lui, ainsi que vous le pourrez voir sur vos cartes, et envoya dix-huit bataillons et autant d'escadrons se retrancher sous Bruxelles. Le 17, les ennemis tentèrent de passer la forêt de Soignes ^ pour marcher sur cette ville, ou du moins en firent semblant, pour tâcher d'ébranler l'Électeur en l'obligeant à sortir de
1. Combat de Cassano, livré le 16 août. Voyez les Mémoires de Saint-Simon, éd. Boislisie, tomeXIII, p. 93-95, où sont indiquées dans le commentaire de très nombreuses relations et références, et surtout les Mémoires du chevalier de Qiiincy (tome II, p. 117 et suivantes), témoin oculaire, qui donne récit très vivant de ce combat, où le Grand Prieur se laissa d abord surprendre par le prince Eugène, et où l'énergie et l'habileté de Vendôme réussirent à transformer la déroute en victoire.
2. Les villages d Owerische et de iN'iederische ou rseerische sont au sud-ouest de Louvain, sur la route de Bruxelles à Wavre.
3. La foret de Soignes ou de Soignies se trouve à l'est et au sud-est de Bruxelles.
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ce poslc exci'Ilenl où il t'ioil |)()ur se porter siii- Bruxelles, s'en emparer en même temps et retomber surLouvain. Le 18, ils marchèrent par leur ciroile, et, occupant le front de notre camp, on crut qu'ils Talloient attaquer; ils tâtèrent même, avec trois mille grenadiers et douze bataillons, sans pourtant l'attaquer tout de bon, un poste vers la droite, où étoit la brigade des Gardes, dont la bonne contenance, jointe à quelques décharges des batteries qui y étoient placées, les firent bientôt retirer avec assez de désordre. Le 19 après midi, ils repassèrent la Lasne', petite rivière qui étoit derrière eux, et campèrent près de la Dyle, abandonnant ainsi leur grand dessein-. Cependant la campagne s'avance, et on croit que leur expédition se bornera à prendre Léau '^ Voilà à peu près, mon cher frère, ce qui s'est passé en Flandres.
On dit qu'en Allemagne le prince de Bade veut attaquer M. de Villars, qui, je crois, est plus prêt à le recevoir que l'autre n'est à venir. Pour le côté de la Catalogne, je ne saurois être sans inquiétude, et j'attends avec impatience les nouvelles qui en viendront.
Je vous félicite de tout mon cœur de l'arrivée de