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nières nouvelles marquoient que nous devions aller ailleurs ^. Enfin le roi d'Angleterre est parti hier matin de Saint-Germain- pour se rendre à Dunkerque et mettre à la voile le plus tôt qu'il sera possible. On prétend que l'armement, qui consiste en près de trente bâtiments tous de guerre, sera prêt et chargé le 10. Il y a deux bataillons, de l'argent en quantité, des armes, de la poudre, de l'artillerie de campagne, enfin tout ce qui est nécessaire pour faire un débarquement. C'est le comte de Gacé ^ qui commande les troupes et le chevalier de Forbin qui commande l'escadre ou plutôt la flotte ; on a envoyé Hooke'* en Ecosse, afin que les bien intentionnés disposent tout à recevoir le roi d'Angleterre, et nous n'avons maintenant, après avoir pris les précautions qui peuvent dépendre de nous, qu'à prier Dieu qu'il bénisse nos petits desseins. Cette entreprise peut être utile à la relioion, au roi d'Angrleterre, en lui
1. Sur ce projet d'Ecosse, voyez l'exposé très précis quen a donné Saint-Simon dans ses Mémoires, tome XV, p. 4U1, 405-406, et 412 et suivantes, et l'annotation documentée qu'y a jointe M. de Boislisle.