Ibidem, n
consolation (juo de s'en venger sur Landau, et certainement on n'aura jamais de ccmjonclure plus lavorable que celleci, moyennant les suppositions que les affaires d'Allemagne demeurent tlans le même état où elles sont présentement et (pi'il nous vienne des troupes de Flandre. J'ai cru que le maréchal de Tallard avoit expliqué assez nettement ses vues au Roi pour ne devoir pas lui répéter précisément la même chose, ne pouvantyrien ajouter du tout. Pour les troupes d'Italie, vous savez que c'est ma folie ; mais je vous ai déjà dit que le Roi en savoit plus que moi etqueje voulois attendre en silence tout ce qu'il lui plairoii d'ordonner, lii-dessus comme sur autre chose. Si le Roi approuve le projet de Landau, vous voyez qu il demande une prompte exécution. Pour la suite, jen'oserois en parler bien sûrement ; mais, pour Landau, je le crois faisable de la manière et aux conditions que je vous ai dites. Pour mon retour, je ne le demande qu'à condition de revenir ; sans cela je prierai le Roi de me laisser ici. Si je m'en retourne, vous voudrez bien, quand la place sera prise, avertir M. de Torcy, afin qu'il fasse tenir le même nombre de chevaux prêt que quand je suis venu, sur la route de Dijon ou sur celle de Langres, telle qu'il l'aimera mieux. jNous avons encore de l'argent; mais, comme ceci en mange un peu et qu'à la fin il y a de grosses distributions à faire, je crois que le Roi trouverait bon, sij'en étois pressé, que l'intendant me remît ici ce qui me seroit nécessaire, parce que je n'aurois peut-être pas le temps du retour d'un courrier. J'en demande dès à présent la permission au Roi, espérant que le Contrôleur général des finances ne trouvera point que j'en aie abusé, quand cette dépense passera devant lui.
Le maréchal de Tallard vous envoie apparemment les nouvelles d'Allemagne, qui ne disent encore rien.
A Chamillart '.
Au camp devant Brisach, le 3 septembre 1703.
Je me contente par cet ordinaire de rendre compte au Roi, Monsieur, du cours du siège, remettant à répondre demain par un courrier extraordinaire à la lettre que je reçus hier par le retour du mien. J'en ai encore reçu une, par laquelle il m'ordonne de presser le siège ; je puis vous assurer que nous faisons ce que nous pouvons et que nous allons même beaucoup plus vite que M. le maréchal de Vauban ne voudroit. Il ne nous a pas donné non plus autant d'artillerie que nous lui en avions préparé ; il la réserve apparemment pour battre en brèche de dessus le chemin couvert, dont je crois que nous serons bientôt maîtres, aussi bien que de la place, quand le canon aura tiré en brèche. Il y en a déjà une très grande du côté du Rhin, ainsi que je le mande au Roi. Pour sa lettre du 29, vous verrez que nous y avons déjà quasi répondu par avance hier matin. Mais, si nous trouvons de l'impossibilité d'un côté, il me semble que nous lui ouvrons une assez belle carrière d'un autre. Il faut réserver ces raisonnements pour demain. Je suis persuadé, Monsieur que vous les trouverez fondés : mais, après avoir représenté, nous nous soumettrons entièrement aux ordres du Roi.
A Chamillart 2.
Au camp devant Brisach, le 4 septembre 1703.
Nous sommes enfin maîtres d'une partie du chemin couvert, Monsieur, ce qui s'est exécuté très heureusement cette nuit, et celle-ci nous commencerons à nous y établir et à y faire des batteries. Il ne peut rien avoir de plus vrai