‹ Lettres (volume 2)Chapitre 143 sur 195 · Vol. Guerre 1667, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 1667, n

monde, qui n'a pas vu la lettre que je lui ai écrite ; mais la chose me tient si au cœur que je n'ai pu m'empêcher de vous dire ce mot sur un biuit sans fondement.

A Chamillart i.

Au camp sous Brisach, le 17 septembre 1703.

Vous verrez par la lettre que j'écris au Roi, Monsieur, que je suis sur le point de me servir de sa permission, si je ne reçois rien de nouveau entre ici et après-demain matin. Je ne sais quelle peut être la cause du retardement de la nouvelle, sinon qu'on m'aura peut-être cru déjà parti. Je vous envoie un paquet du maréchal de Villars que le marquis de Puyzieulx m'a adressé pour voir s'il y avoit une lettre pour moi, par laquelle je vois qu'il étoit pressé alors.

Ces lettres sont de vieille date, et, par les dernières nouvelles, que vous savez apparemment, le prince de Bade est à Augsbourg, où il a passé le Lech. L'électeur de lîavière est campé assez près de lui avec une armée inicrieure, et le maréchal de Villars est en marche en toute diligence pour tâcher de le joindre, et le comte de Styrum le suit. Ainsi voilà de grands changements en peu de temps, et les affaires deviennent plus sérieuses que jamais. J'ai été obligé de prendre dix mille livres de l'intendant, ainsi que je l'écris au Roi, contre mon espérance ; mais il m'a été impossible de faire autrement, sans cela l'argent m'auroit manqué pour mon retour.

J'espère qu'en arrivant je rendrai bon compte au Roi de l'état où j'ai laissé les choses ici. Pour ce qu'on y peut faire, je n'ajouterai rien à la lettre du maréchal de l'allard. Je crois que voici la dernière que je vous écrirai pour cette année ; je souhaite de pouvoir recommencer l'autre à bonnes enseignes.

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