C'est le duc de Vendôme
A Chamillart ^.
A Vak'iiciennes, le 20 mai 1708.
Je vous envoie, Monsieur, une lettre pour le IVoi-, une pour Monseigneur cl une pour M""-' la duchesse de Hourgoi^nc. Je n'ai lien à njouler à celle (jue je vous écrivis avant-hier. Al. de Vendôme paroît toujours dans ses mêmes projets et à ne s'assembler que le 25. Cependant les nouvelles de Bruxelles sont que les ennemis s'assemblent demain ou après à Grimberghen, près de cette ville, et que la garnison de Bruges a marché à Gand ; mais, comme celles de Menin et de Courlray n'ont point encore fait de mouvement, je ne sais si les ennemis ne veulent point aller du côté de Flandre.
Le roi d'Angleterre est arrivé en bonne santé. AI. de Vendôme va demain à Alons avec l'état-major de l'armée régler ce qui regarde son assemblée et marquer le camp.
J'ai dit dans la lettre que j'écris au Roi ce que je pensois au sujet du zèle du sieur deBernières, notre intendant, et des Paris des vivres, qui ont trouvé deux cent mille livres sur leur crédit pour payer l'armée jusqu'au mois de juin, en cas qu'il ne nous arrivât pas d'argent si tôt, attendu le dernier contre-temps.
A Chainillart 3.
A Valenciennes, le 22 mai 1708.
Il ne falloir pas moins que la lettre du Roi, Monsieur, pour faire changer M. de Vendôme de sentiment, et ce n'a pas été sans peine ; cependant il s'est soumis d'abord, et