‹ Lettres (volume 2)Chapitre 152 sur 195 · Vol. Guerre 2080, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 2080, n

fils qui lui vcsio à la mcie, qui est une personne fort extraordinaire, (loinnie je ne veux rien laiie (jui soit hors des règles, je niacquilie simplement de ce que je lui ai promis.

A Clianiillart '. Au camp de Braîne-l'Alleu, le 14 juin 1708.

Vous verrez, par les pacjuels dont est chargé ce couirier, Monsieur, de quoi il s'agit. J aurois voulu (jue M. de Vendôme eût lardé ii l'envoyer, et même qu'il ne l'eût point envoyé du tout, tant je trouve ce qu'il propose hors de vraisemblance. Je joins à cette lettre un petit mémoire que j'ai écrit assez à la hâte pour marquerune partie de ce qui contredit le sien. Vous en ferez tel usage que vous jugel'ez à propos ; mais je crois qu'il seroil dangereux de suivre l'idée de surprendre Bruxelles, et qu'on n'en pourroit retirer que du déshonneur, et peut-être de la perte pour les troupes qui seroient engagées trop avant. Je ne suis pas seul de mon avis ; tous ceux à qui on en a parlé pensent comme moi, et -M. de Vendôme est lui seul charmé de ce projet. Cependant, comme il me [)aroît que je n'ai pas toujours été de son avis, je n'ai dit (ju'un mot au Roi en cette occasion pour marquer que je ne goûtois pas cette idée, et m'en suis remis à la lecture du mémoire, qui parle de luimême pour peu qu'on y réfléchisse avec attention. Vous savez que la confiance de M. de Vendôme le porte à croire tout ce qu'il désire ; il me paroît que ceci est du nombre de ces choses et qu'il n'est aisé que pour lui. Cependant, comme je dois le ménager, je ne me suis pas opposé absohmient à l'envoi du courrier ; mais je ne m'en suis pas voulu charger, la chose me paroissanihors de toute vraisemblance. Le comte de Bergeyck arrive demain ici ; nous lui en parlerons, et il sera plus capable que personne d'en dissuader M. de Vendôme,

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Je dirai au duc de Guiche qu'il envoie un mémoire au sujet des trois soldats du régiment des Gardes. J'avois déjà fait partir M. de Courcillon, sur la demande que m'en avois faite Madame sa mère, me doutant bien qu'elle ne la faisoit pas sans en avoir la permission du Roi.

Je vous remercie de votre réj^ularité à faire tenir mes lettres à M™® la duchesse de Bourgogne et à me faire rendre les siennes ; vous ne pouvez me faire un plus sensible plaisir.

J ai déjà exécuté en partie les ordres du Roi au sujet des chevaux des vivres, et je tâcherai de venir à bout de cet article ; il n'y avoit pas de meilleur moven que d'y intéresser les généraux des vivres par eux-mêmes.

Je reçois dans ce moment la lettre du Roi du il. Je suis ravi que mes réflexions sur le siège de Huy n'aient point déplu au Roi. Il me semble qu'en tout et partout je ne cherche que le bien de son service, c'est ce qui fera que je ne montrerai pas à M. de Vendôme la lettre que j'ai reçue du Roi, afin qu'il ne sache pas que je lui ai écrit : car il est bon qu'il croie que j'agis toujours de concert avec lui, ce qui seroit souvent dangereux, comme vous le verrez en recevant cette lettre.

M émoi 7' e ^ .

Mémoire écrit de la main Mémoire du sieur de la Jon-

de Monseigneur le duc de quiére, envoyé au Roi par

Bourgogne contre le pro- M. de Vendôme, sur un

jet du sieur de la Jon- projet pour surprendre

quiere. Bruxelles.

La Jonquière et cet officier qu'il connoît, qui est sous - lieutenant dans les troupes d'Espagne, sont les

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