‹ Lettres (volume 2)Chapitre 154 sur 195 · Vol. Guerre 2080, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 2080, n

l'un a pris seront d'une grande utilité dans la conjoncture [) lé sente.

Il n'est plus question de penser du tout à Bruxelles : les ennemis V (ont une tjarde très exacte. Le bruit de celte entreprise s'est irpandu dans l'armée et a passé sans doute jusqu'à eux; car ils ont lait camper des troupes près de la ville. Mais le comte de Bergeyck a vu le sieur de la Faille ; il lui a parlé de Gand, et la Faille lui a dit qu'il ne seroit pas embarrassé de se rendre maître d'une porte, mais que, pour gaf^fuer la bourgeoisie, il faudroit qu'il fût soutenu d'un gros corps. D'ailleurs il y a des troupes campées à Marienkerque qu'il faudroit tâcher d'éloigner en faisant faire quelque mouvement au comte de la Motte pour se rapprocher de nous. Ce projet n'est pas encore prêt à exécuter; cependant nous enverrons incessamment un courrier ou un officier même pour en expliquer au Roi toute rétendue, et savoir si on peut le suivre, et si c'est son intention en cas qu'il y ait apparence d'y réussir.

Je ne crois pas que le voyage de Fontainebleau retarde beaucoup les lettres, et le jour de Paris à Fontainebleau est égal à celui qu'elles mettent de Paris à Versailles.

.4 Chamillart'^ .

Au camp de Braîne-f Alleu, le 23 juin 1708.

Je viens de recevoir, Monsieur, les lettres de service pour les officiers que le Roi a bien voulu avancer, et j'ai commencé à les distribuer sur-le-champ. Je crois, selon ce que je vois qu'il vous va pleuvoir des représentations. Je lâcherai d'adoucir, autant qu'il me sera possible, le chagrin de ceux qui seront dans ce cas, et conseillerai à tous ceux que je verrai de n'en point faire, ou de les faire les plus simples qu'il sera possible; car j'aurai bien de la peine à les en empêcher.

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