Vol. Guerre 2082, n
devant tout, à présent que nos subsistances sont arrivées pour quelque temps. On a tiré vingt-cinq mille sacs de grain d'imposition, quinze mille d'Aire et de Saint-Oraer, au lieu qu'il est dû beaucoup aux troupes et que quelques-unes en ont parlé très librement. Il sera aisé de concilier le service de l'armée avec celui des vivres ; mais il est nécessaire que Bernard donne des ordres positifs pour soutenir celui de l'armée.
Il n'y a rien de nouveau ici depuis hier.
.1 ChajnillartK Au camp de Lovendeghem, le 9 août 1708.
TjC courrier de M. de Vendôme arrive cet après-dîner, Monsieur, et m'apporte les lettres du 7. Il n'est rien d égal à la régularité du maréchal de Boulllers, et je reçois quelquefois de ses nouvelles deux ou trois fois par jour.
(]'est principalement dans des conjonctures telles que celle-ci qu'il faut ne rien faire qui puisse marquer de l'abattement, et rien ne le seroit plus que si l'on ne prenoit aucune part aux succès qu'ont eu les autres armées.
Je souhaite que l'affaire des échanges finisse, et cette armée se trouveroit recrutée tout d un coup, c'est ce qui me fait craindre que les ennemis n'évitent de conclure si tôt.
Le dessein sur la Zélande sera difficile à exécuter : mais il est bon que les ennemis l'appréhendent, et cette crainte cause toujours une petite diversion. Nous avons fait arrêter aujourd'hui un Joseph de Haro, ofîicier dans les troupes d'Espagne, fait prisonnier à Dendermonde. et qui, allant et venant d'ici à Bruxelles à l'armée des ennemis depuis environ deux mois, et nous donnant de leurs nouvelles, leur en donnoit encore mieux des nôtres, ainsi qu'il y a toute apparence ; car nous avons plus que des présomptions contre lui. J'ai fait arrêter en même temps son frère, qui est commis