‹ Lettres (volume 2)Chapitre 165 sur 195 · Vol. Guerre 2082, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 2082, n

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chez le comte de nernfeyck : ear, (jiioiqu'il n'y ait non de précis contre lui, on poiirroit soupc^onner (jiielcjue intelligence, et le comte de Ber{i;eyck, qui a découvert toute l'affaire, me l'a demandé instamment. Je vous en manderai davantage quand j'en sei'ui plus instruit ; j'envoyerai cet officier prisonnier à Dunkerque.

Au RulK Au camp de Lovendcghem, le 12 août 1708.

Le dessein des ennemis étant prêt à éclater et l'apparence étant qu'il est sur Lille ou plutôt sur Tournay, places que Votre Majesté juge à propos que nous secourions, le duc de Vendôme vous dépêche ce courrier pour vous demander de donner les ordres nécessaires, afin que les milices du Boulonnois prennent les armes, que, les mettant dans Calais etdans Dunkerque, nous puissionsen retirer quelques bataillons pour grossir l'armée quand elle marchera au secours, .l'ai écrit aussi à Saillans de m'en envoyer quelqu'un de Namur ; on retirera de celte ville et de Charleroy deux régiments de dragons que j'y ai envoyés il y a six semaines.

Il n'y a quasi plus lieu de douter qu'entre ces deux villes les ennemis n'en veulent à Tournay, et Votre Majesté le saura peut-être avant que de recevoir cette lettre. Si cela est, ce sera par le côté d'Ypres qu'il nous faudra marcher pour donner la main au maréchal de Berwick ; car, si les ennemis alloient à Lille, le coté de la Dendre nous seroit le plus aisé ; mais la marche des bagages de l'armée ennemie sur Menin, les sauvegardes qu'ils ont retirés des environs de la basse Deule sont des marques qu'ils n'en veulent point à cette ville.

Tous les avis que je reçois dans ce moment confirment encore que les ennemis marchent pour assiéger Tournay ; la grande armée est partie de Werwick cette nuit, et a

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