‹ Lettres (volume 2)Chapitre 169 sur 195 · Vol. Guerre 2083, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 2083, n

J'envoie Don Antonio Grimakli pour joindre Puyguion avec onze bataillons et six escadrons ; mais je ne sais s'il faudra commencer le siège de Bruxelles, où il est entré de nouvelles troupes, et pour lequel nous n'avons pas pris autant de mesures qu'il étoit à désirer, n'ayant pas compté sur un siège dans les formes ; c'est sur quoi nous prendrons aujourd'hui un dernier parti, et ensuite j'aurai l'honneur d'en informer le Roi ; car le capital doit être de couper toutes les communications aux ennemis. Le comte de Bergeyck recommence à représenter les difficultés, la crainte qu'il a que les munitions assemblées ne soient pas suffisantes, et que c'est le fait des gens de guerre, et plus le sien ; dans cette situation, je ne sais si la prudence veut que l'on continue à suivre le projet, qui change absolument depuis qu'il est question d'un siège.

A Chaînillart^ . Au camp du Saussois, le 23 septembre 1708.

Vous verrez par la lettre que j'écris au Roi ~, Monsieur, et parcelle du maréchal de Boufflers, et par les nouvelles, les mesures que nous prenons pour nous opposer aux dispositions des ennemis.

Je vais redoubler mes soins pour réduire tout dans la subordination et la discipline, tant parmi l'officier général et particulier que parmi le soldat. Madame la duchesse de Bourgogne s'est acquittée de votre commission, et elle m'en parle dans toutes ses lettres. Je dois tâcher à faire en sorte que l'on ait encore plus lieu de se fâcher pour moi, quand le public en pensera différemment de la vérité; car, pourvu que l'on fasse son devoir, les discours doivent être méprisés.

Vous devez être assuré que je ne suis pas moins content

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