‹ Lettres (volume 2)Chapitre 170 sur 195 · Cette lettre ne sest pas retrouvée · texte numérisé non relu

Cette lettre ne sest pas retrouvée

lie toui ce que nie revicnl depuis voire retour à la cour, que je l ai été pendant votre séjour à l'armée, et je n'en ai jamais douté un moment; je souhaite plus que personne par toutes raisons que la campaj^ne finisse heureusement. M. de Vendôme m'a dit qu il avoit écrit sur le projet de raser les lignes des ennemis, et de retourner par ce côté dont vous me parlâtes le matin que vous êtes parti ; je crois ([uc le lloi ne l'approuvera pas. Il laul lâcher d'en éloigner les idées; mais il faudra décider, si M. de Vendôme venoit à presser. Il me paroît que jusqu'ici l'intelligence continue entre le maréchal de Berwick cl lui ; je tâcherai à l'entretenir et à prévenir ou réparer ce qui la pourroit altérer.

Au Roi ^ Au camp du Saussois, le 25 septembre 1708.

J'ai reçu ce matin les lettres du maréchal de Boufflers dont j'eus l'honneur d'envoyer les copies à Voire Majesté. Je ne crois pas que l'on puisse donner trop de louanges à sa défense ; il ne lui manque que de voir lever le siège aux ennemis. Leur unique objet est présentement de tirer un convoi d'Oslende. Ils ont, pour cet eflPet envoyé un corps de troupes avec des charrettes vides et des pontons, qui étoient hier à Oudenbourg. Ils ont commandé tous les chariots du nord du franc de Bruges ; mais comme toutes les troupes qui marchent de ce côté-là seront à Bruges demain, j'espère que le convoi sera barré; après quoi, l'on pourra, à ce qu'il me paroît, se flatter de voir lever le siège aux ennemis. Ils ont fait, cette nuit dernière, des mouvements de troupes dans l'armée du siège ; peut-être en veulent-ils encore envoyer des détachements au-devant de leur convoi. Quelques gens qui ont été cette nuit près de leur tranchée, disent leur en avoir encore vu tirer quelques

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