‹ Lettres (volume 2)Chapitre 171 sur 195 · Vol. Guerre 2083, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 2083, n

pièces de canon, et qu'il n'y en avoit pas beaucoup en état de tirer, et qu'ils renvoyèrent à Menin leurs blessés avec une partie de leurs équipages, qu'ils ont certainement bien de la peine à faire subsister au siège.

Le comte de Bergeyck, qui vint avant-hier ici, ayant passé hier à Gand pour aller aussi à Bruges faire des arrangements de vivres et de fourrages dans ce canton, le maréchal de Berwick m'a demandé de faire ce voyage avec lui. J'ai cru qu'il étoit du service de Votre Majesté qu'il prît connoissance de ce pays par lui-même, pour être plus en état de raisonner sur ce qui concerneroit ce que l'on auroit à y faire. Il sera de retour ici après-demain ou dans trois jours au plus tard, et y seroit plus tôt s'il étoit nécessaire. Je supplie Votre Majesté d'être persuadée du profond respect et du tendre attachement que j'ai et conserverai toute ma vie pour elle.

A Chamillart'^.

Au camp du Saussois, le 25 septembre 1708.

Il paroît, Monsieur, que le convoi d'Ostende sera la décision du siège de Lille, et nous ferons tout ce que nous pourrons pour empêcher qu'il ne passe. Les ennemis ont peu tiré aujourd'hui, et l'on dit qu'ils n'en ont pas beaucoup de pièces en état. J'aurois voulu être informé au juste d'un mouvement qu'ils firent liierau soir et la nuit dernière ; on ne peut guère se fier sur les avis des paysans, et des partis que j'ai envoyés sur eux ne sont point encoi'e revenus. Il me paroît que, de quelque manière que les choses se tournent, il est important de songer au plus tôt aux subsistances des troupes l'hiver sur la frontière, d où je ne crois pas qu'elles puissent être beaucoup éloignées.

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