Ibidem, n
à M. de lîeauvillier. Tout ceci est bien irisle ; mais le pis de tout, ce seroit de perdre courage; c'est ce qui doit mourir le dernier.
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Au camp lin Saussois, le 24 oclobrc 1708.
J'attends dans la journée d'après-deniain, Monsieur, la réponse du l\oi à la lettre que j'eus l'honneur de lui écrire hier. Je crains bien que la prise de Lille ne change la face des affaires. Vous verrez que M. de Vendôme retardoit encore aujourd'hui ma marche de deux jours et qu'il espère être maître de Lefïinghem cette nuit.
Au Roi 2. Au camp du Saussois, le 2G octobre 1708.
Le chevalier de Raiz, que le duc de Vendôme envoie à Votre Majesté, aura Thonneur de lui rendre compte de la prise de Lefiînghem, qui est très importante dans la situation où nous nous trouvons ; car, tôt ou tard, nous n'aurons plus que cette communication avec Bruges. Le duc de Vendôme songe à s'en servir incessamment pour y faire passer des vivres et m'écrit à ce sujet ; cela me paroît de conséquence, et j'en écris au sieur Le Blanc, afin qu'il fasse avancer à Nieuport ce qu'il pourra trouver de grains. Dans la suite, on sera, à ce que j'espère, en état de se servir utilement de cette communication, que le duc de Vendôme va fortifier.
Je joins à cette lettre les extraits de celles que j'ai reçues hier et ce matin du comte de Lille et du sieur de Bernage, par lesquels Votre Majesté verra que les ennemis sont à la Bassée, où ils se veulent établir, et menacent déjà la Picar-