Vol. Guerre 2083, n
2. Ce mémoire a été publié dans les Mémoires militaires, tome VIII, p. 496.
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moyens praticables pour exécuter ses in tentions, pour embarrasser les ennemis dans leur retraite et dans leurs convois, leur ôter les moyens de tirer des subsistances des provinces de l'obéissance de Votre Majesté et les combattre en tout ou en partie selon que les occasions favorables s'en présenteront; car je suis bien éloigné de penser qu'il faille laisser les ennemis en repos le reste de la campagne, ni que l'armée de Votre Majesté entre la première dans ses quartiers. Mon intention a toujours été de vous servir de mon mieux, d'employer vos troupes, quoique fatiguées quelquefois, à tout ce qui peut être utile, et de donner en tout et partout à Votre Majesté des marques de mon tendre attachement, de mon dévouement inviolable et de mon profond respect.
A Chamillart^ .
Ce 8 novembre [1708], k dix heures du soir.
Je n ai pu fermer plus tôt mon paquet. Monsieur. Je ne crois pas avoir rien à ajouter à ce que je vous ai dit tantôt, sinon que. si ^I'"" la duchesse de Bourgogne veut un bal à Tournay, nous avons des hautbois dans l'armée meilleurs peut-être que ceux qui jouent à Marly, et ([ue, sans ce bal, je ne peux pas la voir danser de cet hiver, étant persuadé, comme je vous l'ai dit, que j'en passerai la plus grande partie sur les bords de l'Elscaut. Je vous demande encore de la bien rassurer, ainsi que vous me l'avez promis: car. puisque je lui prépare un bal, je ne suis pas encore dans la dernière désolation; c'est ce que vous lui direz, je vous prie, de ma part.
Je vous envoie aussi le paquet du maréchal de Boufflcrs.
1. Vol. Guerre 2084, n° 0. A la date du 7 novembre, il y a un court billet àChamillart, en copie dans le vol. 2078.
Au RoiK Au caiiip du SansscMS, Ir 1.'3 novembre 1708.
J ai riiomicur d envoyer à Votre Majesté [)lusieurs lettres que j'ai reçues du maréchal de lîoulflers depuis quelques jours. Je suis bien aise qu il ait trouvé le moyen d'en faire sortir de la citadelle, et j'espère que ce commerce s'entretiendra, comme celui que j'ai eu avec lui sur les fins du siège de la ville. Les ennemis continuant de fourrager l'Artois, j'y ai encore envové six escadrons, de l'avis du duc de Vendôme, et j ai retiré de Bruges deux régiments de dragons, .lai aussi mis quelques-uns de nos bataillons les plus délabrés dans les garnisons de Douay. Arras et Béthune, qui en avoieiit un extième besoin, étant trop foiblesd ellesmêmes pour la garde de ces places. Votre Majesté aura su aussi l'entrée de quelques troupes ennemies dans le Furnenbach, qui ont pris le poste du Hautpont. J ai écrit au comte de la Motte, afin qu'il v en envoyât pour tâcher de chasser celles des ennemis, ou du moins s'opposer à leurs progrès; car il paroît qu'ils ont des desseins du côté de la mer. J'espère que Votre Majesté me fera la grâce d'être persuadée que personne n'a pour elle un attachement plus sérieux ni plus respectueux que moi.
.1 C/ianiillart^.
Au camp du Saussois, le lo novembre 1708.
Je suis bien aise. Monsieur, que vous ne vous soyez pas trompé dans votre supputation sur votre arrivée à Marly. Je ne doiUe pas que vous ne vous soyez acquitté de mes commissions comme je le pouvois désirer. J attends avec impatience ce ({ue vous me manderez au sujet de la conversa-