‹ Lettres (volume 2)Chapitre 184 sur 195 · Vol. Guerre 2084, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 2084, n

Ions et six escadrons doivent incessamment marcher pour renforcer ce côté. Sur cela, j'ose représenter à Votre Majesté que nous tombons peu à peu dans ce que j'ai pris la liberté de vous écrire il y a six semaines ; car, voulant tout garder, les ennemis nous perceront par où il leur plaira. Le duc de Vendôme n'en convient pas ; il croit qu'il sera toujours assez à temps de retirer ses troupes soit de l'Artois, soit de Gand, pour défendre le passage de l'Escaut. Mais il est aisé de voir que les ennemis, étant au centre, ont toujours un chemin bien plus court à faire que tous nos détachements et corps séparés pour se porter à tel point de la circonférence qu'il leur plaira. Je sais d ailleurs qne le duc de Vendôme persiste dans l'idée de rassembler l'armée dit côté de Gand, quand on voudra quitter 1 Escaut, et c'est sur cela même qu'avant-hier j'ai demandé à Votre Majesté si elle avoit approuvé cette idée, qui étoit d'abord contre son sentiment et que l'on avoit rejetée lorsque le sieur Chamillart étoit ici. J'attends la réponse à cette lettre, dans laquelle j'ai dit d'avance tout ce que je ne pourrois que répéter aujourd'hui sur la situation présente...

Je crains d'avoir oublié de dire à Votre Majesté que, sur l'avis que les ennemis poussoient des troupes du côté de Bergues, j'écrivis il y a quelques jours au duc d'Aumont, afin qu'il fît avancer la cavalerie boulonnoise pour traverser leurs entreprises.

A Chamillart^.

Au camp du Saussois, le 17 novembre 1708.

11 me paroît que M. de Vendôme, contre ce que j'en avois cru depuis quelques jours, s'opiniâtre plus que jamais dans la pensée que, quand on quittera 1 Escaut, l'armée entière doit se porter du côté de Gand et de Bruges, sans doute pour de là marcher à celle des enne-

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