‹ Lettres (volume 2)Chapitre 3 sur 195 · IV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

IV AVERTISSEMENT

lanément dépouillés de leurs Etats; Lille occupée pendant quatre ans par l'ennemi; les difficultés financières, les objets d'or portés à la Monnaie, les hivers rigoureux, la famine, les souffrances du peuple, les vains espoirs d'une paix sans cesse reculée; en un mot, la crise redoutable où faillit sombrer la grandeur française. Oui ; mais elles montrent aussi le miracle de délivrance accompli par la ténacité de Louis XIV, servie elle-même par V excès d'orgueil de tels de ses ennemis ; ténacité qui donna aux circonstances favorables, — mort de l'empereur, changements politiques en Angleterre, — le temps de se produire et de développer leurs effets; excès d'orgueil qui inquiéta plusieurs puissances et les retourna vers la France. Après la longue nuit d'Hochstaedt, de Bamillies, de Turin, d'Oudenarde et de Malplaquet, c'est une aurore qui commence à poindre au terme de ces pages, l'aurore de la victoire libératrice remportée par \ illars à Denain, et de la paix qui devait rétablir les princes alliés, laisser à la France, — quatre villes des Pays-Bas exceptées, — les frontières que les plus glorieuses guerres de Louis XIV lui avaient conquises, reconnaître enfin à la Maison de Bourbon la légitime possession de l'Espagne et de ses immenses colonies.

Janvier 1916.

Alfred Baudbillabt.

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