‹ Lettres (volume 2)Chapitre 31 sur 195 · XXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXIV INTRODUCTION

toujours les ennemis qui attendent nos mouvements pour régler les leurs * » .

Pendant que l'armée française perdait un mois entier à contempler l'ennemi, le comte de Bergeyck cherchait à tirer quelque parti du soulèvement qu"il avait concerté dans les Pays-Bas, et qui, selon toute apparence, aurait réussi, si le succès de l'entreprise d'Ecosse avait répondu à l'attente générale. Ses menées avaient abouti à Gand et à Bruges. Les bourgeois étaient bien intentionnés pour l'Espagne. Les alliés ny avaient laissé que de petites garnisons : un coup de main suffisait à faire rentrer deux grandes villes sous l'obéissance du Roi d'Espagne ; on le tenta et on l'exécuta avec beaucoup daudace.

Le 4 juillet, le duc de Bourgogne envoya deux détachements, l'un sous les ordres du comte de Chéraerault pour occuper les passages de la Dender et de lEscaut ; Tautre commandé par Grimaldi pour surprendre Gand. « La marche de Brainel'Alleud àNinovefut une des plus hardies qu'on eût vues depuis longtemps -. »

Grimaldi fit avancer le chevalier de La Faille à la tète de cent hommes de pied et pénétra dans la ville par surprise, tandis que le duc de Bourgogne passait la Dender, établissait son armée, la droite sur Alost.la gauche à l'Escaut et à Schellebelle. puis faisait attaquer le Fort-Ptouge et celui de Plasschendaele. Le 8, la citadelle de Gand capitulait, et le même jour on apprenait que le comte de la Mothe était entré à Bruges : « Je ne saurais vous dire assez de bien, écrit le duc de Bourgogne à Philippe V, du comte de Bergeyck qui a conduit l'entreprise, du sieur de la Faille, grand bailli de Gand, qui l'a exécutée, et du peuple de cette ville qui n'a cessé de crier : Vive le Roi ! et de donner

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