‹ Lettres (volume 2)Chapitre 38 sur 195 · INTRODUCTION. XLI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XLI

le lui reprocher, quand on constate que le vainqueur de Luzzara se montra (eut aussi impuissant?

Vendôme ne réclama pour lui seul le droit de commander qu'au soir de la bataille, prétextant qu'on pouvait la reprendre le lendemain * .

Il semble bien qu'il n'ait pas donné d'autre motif que le déshonneur d'une retraite qui serait regardée comme une fuite. Le duc de Bourgogne aurait donc eu raison de répondre que le salut de l'armée était préférable au point d'honneur. Tous les officiers généraux furent de cet avis ; et Vendôme lui-même s'y rangea contre sa coutume.

Il paraît prouvé que Vendôme ne conduisit pas la retraite, qu'il oublia les cent escadrons commandés par du Rozel et qu'il laissa le duc de Bourgogne choisir le poste de Lovendeghem derrière le canal de Gand à Bruges pour y refaire l'armée 2. Le Prince aurait mieux fait de couvrir la Flandre française que de s'acculer, pour ainsi dire, dans la Flandre espagnole ; mais il tenait à conserver Gand et Bruges, et il ne croyait pas à la « poussée en avant » des alliés : » « Nous nous sommes retirés ici, écrit-il à son frère d'Espagne, derrière le canal de Bruges à Gand pour vous conserve)- vos conquêtes et j'espère, Dieu aidant, que nous y réussirons, Je ne crois pas les ennemis en état de faire les sièges de Tournay, de Lille, nid'Ypres, surtout le maréchal de Berwick étant auprès de Douai avec un corps de 30.000 hommes 3 >,.

Vendôme était du même avis ; bien plus, quand le siège de Lille fut commencé, il soutint que c'était une feinte pour atti-

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