‹ Lettres (volume 2)Chapitre 39 sur 195 · XLII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLII INTRODUCTION

rer Tarmée française ^ . Aussi ne fit-il rien pour empêcher les alliés de passer avec leur artillerie et leur convoi.

Bervi^ick était arrivé sur la frontière du Nord et avait muni Lille et Douai. Il avertit Vendôme que l'armée du Prince Eugène se trouvait massée entre Bruxelles et Louvain et qu'elle devait partir pour escorter un fort convoi. Il lui proposa de sortir de Gand, tandis que lui-même passerait l'Escaut à Condé. Tous deux se porteraient sur la Dender pour attaquer le convoi. "Vendôme refusa de sortir de Gand ; il y est bien posté, et tant qu'il y sera les ennemis n'oseront rien entreprendre 2. Toujours la même confiance et la même imprévoyance.

Quelques jours après, Berwick avait acquis la certitude que les alliés allaient faire le siège de Lille. Il écrit à Vendôme pour lui proposer de nouveau l'attaque des convois. Si le plan réussit, la jonction d'Eugène et de Marlborough deviendra impossible. Vendôme refuse encore. Il attendait, obstiné. Les ennemis allaient profiter de cette insouciance.

Le 6 août, Marlborough expédiait de Bruxelles, sous l'escorte du Prince Eugène, tout le matériel de siège. Le 12, le Prince de Nassau-Frise commençait l'investissement de Lille avec 31 bataillons et 34 escadrons. Le lendemain, le prince Eugène amenait 50.000 hommes. Marlborough, posté à Helchin sur l'Escaut, avec 75.000 hommes, soutient l'armée assiégeante, favorise les convois et peut empêcher la jonction de Berwick et de Vendôme. Le 23 août, la tranchée est ouverte.

Le duc de Bourgogne pensa qu'il fallait secourir Lille sans retard. Vendôme voulut au contraire « qu'on laissât l'infanterie des ennemis s'émousser au siège ^ » . Louis XIV écrivit le

\. Mémoires de Berwick, p. 397.

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