‹ Lettres (volume 2)Chapitre 56 sur 195 · INTRODUCTION. LIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LIX

ne fut pas aussi joyeux, car beaucoup regai'daient la conservation de l'Espagne comme un obstacle à la paix •.

La paix ! On n'avait pas cessé dy penser pendant toute l'année 1710, et dans les conseils où le duc de Bourgogne avait sa place, les plus graves questions étaient agitées. Quelle attitude avait prise le Prince? Le 16 février 1710, il se prononça pour la paix avec riuianimitr des membres du Conseil. Il avait prévenu son frère qu'il s'y verrait obligé par toutes sortes de raisons qu'il énumère. Il lui rappelle une fois de plus sa règle de conduite. « Encore un coup, écrit-il, ap7'è5 les intérêts de la France, ie n'en ai pas de plus chers que les vôtres ^. » Mais les intérêts de la France exigent l'abandon complet de l'Espagne^. D'ailleurs, il repousse avec autant d'énergie que Monseigneur toute idée de guerre contre Philippe V"*, et le 24 mars, il déclare à son frère que « les ennemis persistant à s'opiniâtrer dans des conditions impraticables... les apparences sont bien plus pour la guerre que pour la paix^. »

Aux conseils du 21 et du 23 avril. Torcy, appuyé par Desmarets et par Pontchartrain proposa d'ordonner aux plénipotentiaires « de savoir du député de Hollande de quelle manière leurs maîtres demandaient que le Roi se joignit à eux pour faire la guerre au Roi d'Espagne ». Le duc de Bourgogne soutint qu'il ne fallait jamais laisser aux ennemis une occasion de

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