‹ Lettres (volume 2)Chapitre 62 sur 195 · INTRODUCTION. LXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXVII

peine ({iio nîla doit vous faire ; mais plus le sacrifice que vous laites pour les intérêts de la France est grand, plus dois-jc vous en témoigner ma reconnaissance et le taire aussi au nom de tous les Franrais'. ->

La grande allai re de cet automne 1711, c'est la négociation avec l'Angleterre. Elle est maintenant publique et les Fran- <;ais croient déjà la paix laite. Et c'est surtout l'élection de l'Archiduc comme empereur. « Cet établissement sera assez l)eau pour qu'il s'en contente avec ce que l'on voudra y ajouter sans pi'étendrc rien davantage sur l'Espagne et le reste de votre monarchie. Je suis si plein de notre affaire que je ne puis cesser d'en parler. Je voudrais que vous vissiez la joie où l'on est de savoir que votre maintien sur le trône d'Espagne est le fondement de la paix qui va se traiter. "Vous connaîtriez par là que les Français ont vos intérêts bien à cœur, et il n'est pas possible que vous n'en fussiez bien content... J'en reviens encore à notre affaire qui est un coup de la main de Dieu ; c'est de quoi nous le devons bien remercier, il y a longtemps que je vous ai dit que vous ayant placé sur votre trône, il vous y maintiendrait lui-même, et cela comme vous le voyez'' ».

Le duc de Bourgogne, au cours des derniers mois de 1711, rend compte à son frère de toutes ces espérances de paix, des négociations projetées, des passeports envoyés aux ambassadeurs. Tout cela est accompagné de réflexions très sensées, et il ajoute, comme un homme qui ne perd pas la notion de la réalité : « Cette attente, qui est fort agréable, ne nous empêche pas de travailler fortement aux préparatifs de la campagne.

1. Lettre du duc de Bourgogne au roi d'Espagne, 20 septembre 1711. II, 111.

2. Lettre du duc de Bourgogne au roi d'Espagne, 20 octobre 1711. II, 119 et 120.

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