‹ Lettres (volume 2)Chapitre 84 sur 195 · Le duc de Berry n'avait guère de goût que pour les · texte numérisé non relu

Le duc de Berry n'avait guère de goût que pour les

temps moins chaud, mais fort beau. La plaine est plus vive cette année que les deux ou trois dernières, surtout depuis Montmartre jusqu'à Saint- Denis et autour des remises de pierre.

Le Roi ira à Sceaux le mardi 20 pour se rendre à Fontainebleau le jeudi 22^ ; mais, pour mon frère de Berry et moi, nous irons à Fontainebleau dès le jour que le Roi ira à Sceaux et y chasserons le mercredi tout seuls et le jeudi avec Monseigneur, qui y viendra de Meudon le mercredi au soir. Je crois que vous ne seriez pas fâché de vous y trouver "^ ; mais je vous enverrai à la fin du voyage une relation exacte de toutes les chasses où je me serai trouvé et des choses les plus remarquables qui me seront arrivées.

Le roi d'Angleterre est très mal depuis quelques choses ^, et on ne croit pas qu'il en puisse revenir*. Il a donné dans sa maladie des marques d'une piété

exercices et les plaisirs du corps ; la chasse était sa passion ; mais il aimait aussi beaucoup la table et s'y livrait parfois avec excès. La Correspondance de Madame et les Mémoires de Saint-Simon en ont noté plusieurs exemples.

1. Le voyage fut retardé d'un jour [Dan^eau, tome VIII, p. 198).

2. Le fait est que nous savons par certaines lettres de Louville que Philippe V pleurait d'attendrissement au souvenir de la plaine Saint-Denis et des chasses qu'il y avait faites.

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