‹ Lettres (volume 2)Chapitre 94 sur 195 · propos de la naissance du duc de Bretagne · texte numérisé non relu

propos de la naissance du duc de Bretagne

\r itni n i:si>\(;nk I'iKi.iim'K v. 7/

loiil l)('aii(OU|) (le chicanes cl n'ont giicrc crenvic (le conclure. Pour ce (jui iei>ai(lc les poudres et les boulets, le Roi vous auia apparemment mandé en quel temps il veut nous cuNOver le uouvcau secours que vous lui en demandez.

Sur l'article duTite-Live François, l'abhé Tleury ' m'a dit c[u'il le cherchoit; je l'en presserai encore de votre part. Le onzième volume de son Histoire vient d'èlre achevé; il m'a ditaussi (|u'iI\ous l'enverroit, mais qu'il ne sait si vous avez continué à la lire, .le suis ravi que la reine soitcurieuse d'histoire, et je crois que celles des monarchies présentes ne lui fourniront pas des événements moins intéressants ([ue ceux des Romains et des Grecs. Voilà à peu près les articles sur lesquels j'ai à vous répondre.

Je vous dirai aussi qu a propos de ce que vous me marquez dans une de vos lettres que vous ne savez ce t[ue vous ferez la campagne prochaine, que je crois que, de notre côté, nous ne savons guère non plus ce que nous ferons, et que les choses ne se tournent pas cette année pour m'y faire prendre part, quelque désir que j'en aie ; mais il faut aller sagement dans des occasions qui peuvent être de conséquence.

Le siège de Verrue va toujours doucement ; mais le duc de Vendôme ne perd point courage et assure

1. L'abbé Claude Fleurv, né cri 1640 et mort en 1723, qui fut successiveujent précepteur des jeunes princes de Conti, puis des trois petils-lils de Louis XIV' , entra à l'Académie françaiseen 1696 et devint confesseur de Louis XV en 1716. Il a été parlé de son Histoire ecclésiastique, ci-dessus, p. 74.

qu'il prendra cette place', ce qui, comme vous savez, est d'une extrême importance, quoique la saison lui soit entièrement contraire et qu'il y pleuve continuellement.

Pour ce qui regarde le retour de la princesse des Lrsins, je crois vouS avoir déjà mande que le Roi avoit déjà pris son parti avant que je pusse être en état de m'y employer, ainsi que vous me Faniez demandé ; vous savez que tout ce qui vous fait plaisir m'en fait aussi.

Adieu, mon très cher frère, ne m'oubliez pas, et soyez toujours persuadé de ma tendresse infinie.

Louis.

Page 1