Brisach, qui capitula le 6 septembre
nuons pas, ce sera par faute de moyens et non de volonté. Il me semble cependant qu'on propose au Roi d'assez beaux moyens de continuer heureusement un si bon début, s'il entre absolument dans ce qu'on lui demande pour cela. Vous aurez su que je lui demande mon retour, à condition de revenir, lorsqu'il y aura quelque chose à faire ; mais je ne l'ai demandé qu'en alléguant des raisons solides et en me justifiant par là de celles qu'on y auroit pu trouver de quelque autre côté, peut-être aussi touchant, mais pas si juste en pareille occasion. J'espère que vous entendez ce demi-mot ' ; mais je n'ose pas traiter ce chapitre plus avant, de peur de vous tenter d'une réponse que je vous supplie de ne point faire en cas qu'elle vous incommode le moins du monde. Soyez persuadée, Madame, que, quoique je ne vous écrive pas souvent, mon amitié pour vous n'en est pas moins sincère.
Louis.
A Fénelon, archevêque de Camhray ~.
A Fontainebleau, le 28 septembre 1703.
Le côté où j'ai été cette année n'a pas été compatible avec le rendez-vous que je vous avois donné la dernière ; mais je trouve l'occasion favorable de vous écrire ce mot par ma voie ordinaire ; vous me ferez réponse de même, quand il repassera. Ma volonté d'être à Dieu se conserve, et même se fortifie dans le fond ; mais elle est traversée par beaucoup de fautes et de dissipation. Redoublez donc,