‹ LettresChapitre 45 sur 74 · Joseph-Clément de Bavière · texte numérisé non relu

Joseph-Clément de Bavière

nois le fond de leur doctrine, et je sais qu'elle est plus calviniste que catholique. Je sais qu'ils écrivent avec esprit et justesse ; je sais qu'ils font profession d'une morale sévère, et qu'ils attaquent fortement la relâchée ; mais je sais en même temps qu'ils ne la pratiquent pas toujours. Vous en connoissez les exemples, qui ne sont que trop fréquents. J'aurai une attention très particulière à ce qui regarde les églises et les maisons des pasteurs ; c'est un point essentiel, et je garderai sur ces points une exacte sévérité. Continuez vos prières, je vous en supplie ; j'en ai plus besoin que jamais. Unissez-les aux miennes, ou plutôt je les unirai aux vôtres ; car je sais qu'en pareil cas l'évêque est au-dessus du prince.

Vous faites très sagement de ne pas venir ici, et vous pouvez en juger par ce que je n'ai point été couchera Cambray. J'y aurois été assurément sans les raisons décisives qui m'en ont empêché. Sans cela, j'aurois été ravi de vous voir ici pendant le séjoiu' que j'y fais, et de vous y entretenir sur beaucoup de matières, où vous auriez été plus capable que personne de m'éclaircir et de me donner conseil. Vous savez l'amitié que j'ai toujours eue pour vous, et que je vous ai rendu justice au milieu de tout ce dont on vous accusoit injustement. Soyez persuadé que rien ne sera capable de la diminuer et qu'elle durera autant que ma vie.

Louis.

Au duc de Vendôme '.

A Valenciennes, le 23 mai 1708.

J'ai ce matin entretenu votre trompette. Monsieur ; il me paroît qu'il entend bien son fait. Il m'a rendu bon compte

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