Lille, assiégée par le prince Eugène
VPPENDICE I. 193
Au maréchal de Berwick ^ [Août 1708.]
Je viens de recevoir la lettre que vous m'écrivîtes hier. J'y vois les mesures que vous prenez, conlormément à ce que je vous ai écrit, pour faire jonction, quand il en sera temps-. J'ai appréhendé cependant que, le dépôt des ennemis n'étant point fait absolument devant Lille, il ne fût dangereux de dégarnir Ypres si tôt. Vous verrez, par la lettre que M. de Vendôme écrivit hier à M. de Dernières, quelques changements à ce que je vous ai mandé, mais qui ne sont pas d'une grande conséquence ; le fond de l'affaire est toujours le même. Pour ce qui regarde le projet que vous avez proposé, le Roi n'en est pas d'avis, ainsi que vous le verrez par une lettre qu'il m'écrit et dont il vous a envoyé la copie. La circonvallation des ennemis autour de Lille est telle que le maréchal de Boufflers me l'avoit dépeinte.
Louis.