C'est celle qui a été publiée dans notre tome I", p
le feu aux poudres des ennemis pour mériter des grâces du Roi, et est parti ce soir pour exécuter son dessein dans quatre ou cinq jours, s'il ne le peut plus tôt.
Par toutes ces raisons, je crois pouvoir prendre sur moi de vous dire de garder moins de poudre pour la citadelle qu'on ne vous marque, pour prolonger le siège de la ville, sept ou huit jours de plus pouvant dans une saison aussi avancée déterminer les ennemis à se retirer, et je crains qu'on ne trouvât plus d'obstacles au secours de la citadelle qu'on n'imagine. Il faut néanmoins sur cela s'en remettre à votre zèle et à votre expérience dont vous donnez des marques si éclatantes.
Louis.
A Fénelon, archevêque de Camhray^.
Du camp du Saussois, 3 octobre 1708.
Je n'ai pu répondre plus tôt à votre grande lettre, mon cher archevêque ; car j'en ai eu souvent à écrire sur des choses longues, et qui me fatiguent la tête. Je puis le faire présentement article par article, vous disant auparavant que je suis bien moins homme de bien et moins vertueux que l'on ne me croit, ne voyant en moi que haut et bas, chutes et rechutes, relâchements, omissions et paresse dans mes devoirs les plus essentiels, immortification, délicatesse, orgueil, hauteur, mépris du genre humain, attache aux créatures, à la terre, à la vie, sans avoir cet amour