‹ LettresChapitre 62 sur 74 · LU · texte numérisé non relu

LU

Au comte de la Motte- Houdancourt'^.

Arras, le 8 décembre 1708.

J'ai reçu les ordres du Roi pour séparer l'armée^. Ainsi, après avoir l'ait les dispositions nécessaires, je pars demain pour me rendre à la cour. Le Roi a mandé au sieur Le Blanc ^ de se rendre à Gand pour pourvoir à la subsistance nécessaire pour les troupes et les bourgeois. Ses intentions étant de faire l'impossible pour conserver Gand et Bruges, il est à propos pour cet effet que vous y mettiez une garnison suffisante pour ôter l'envie aux ennemis d'en faire le siège, supposé qu'il y ait suffisamment des vivres; que vous gardiez aussi le canal tant que vous croirez le pouvoir faire sans exposer les troupes que vous avez, et que, les ennemis venant au canal avec toutes leurs forces, vous laissiez seulement les garnisons nécessaires pour ces deux places.

Voilà quelles sont les intentions du Roi, qui me mande en même temps de faire passer à Ypres douze bataillons de ceux destinés pour rester l'hiver dans les places les plus reculées de la Picardie, mais que ces bataillons ne pourront être employés que pour des mouvements qui seront à portée d'eux, sans pouvoir sous aucun prétexte les faire marcher du côté du canal de Bruges. Je suis, etc..

Louis.

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