II
Que direz-vous donc, mon révérend père, pour prouva que vos Adversaires sont Hérétiques ? Vous direz sans cloute que M, Arnauld, en sa seconde Lettre, a renouvelé une des Cinq Propositions. Mais qui le dit? Quelques Docteurs de la Faculté, divisés sur cela d'avecleurs frères. Et sur quoi se sont-ils fondés pour le dire? Non pas sur ses paroles, car elles sont de saint Chrysostome et de saint Augustin, mais sur un sens qu'ils prétendent avoir été dans l'Esprit de M. Arnauld, et que M. Arnauld nie avoir jamais eu. Or, je crois que la Charité oblige tout le monde à croire un Prêtre et un Docteur qui rend raison de ce qui est caché dans son esprit, et qui n'est connu que de Dieu. Mais d'ailleurs, mon révérend père, la Faculté, non pas divisée, mais unie, a si souvent condamné vos Auteurs, et même votre Société tout entière, que vous avez trop d'intérêt de ne pas vouloir qu'on regarde comme des Hérétiquœ tous ceux qu'elle condamne.
Je ne trouve donc point en quoi et comment ces personnes que vous appelez Jansénistes sont Hérétiques. Cependant, mon révérend père, si dire à son frère qu'il est fouj c'est se rendre coupable de la géhenne du feu, selon le témoignage de Jésus-Christ dans son Évangile: lui dire sans preuve et sans raison qu'il est Hérétique est bien un plus grand crime, et qui mérite de plus grands châtiments. Toutes ces accusations d'Hérésie, qui ne vous coûtent rien qu'à les avancer hardiment, ne sont bonnes qu'à faire peur aux ignorants et à étonner des femmes ; mais sachez que des hommes d'esprit veulent savoir ouest cette Hérésie. Quoi ! mon révérend père, Lessius sera à couvert quand il aura pour Auteurs et pour Garants de ce qu'il dit Victoria et Navarre ; Et M. Arnauld ne le sera pas quand il parlera comme ont parlé saint Augustin, saint
Chrysostome, saint Hilaire, saint Thomas et toute son École? Etdepuisquel temps l'Antiquité est-elle devenue criminelle? quand la Foi de nos pères a-t-elle changé ?
Vous faites tout ce que vous pouvez pour montrer que MM. de Port-Royal ont le Caractère et l'Esprit des Hérétiques; mais, avant que d'en venir là, il faudroit avoir montré qu'ils le sont ; et c'est ce que vous ne pouvez faire, et je veux faire voir clairement qu'ils n'en ont ni la forme ni la marque.
Quand l'Église a combattu les Ariens, elle les a accusés de nier la consubstantialité du Fils avec le Père éternel. Les Ariens ont-ils renoncé à cette proposition ? ont-ils déclaré qu'ils admettoient l'égalité et la consubstantialité entre le Père et le Fils? Jamais ils ne l'ont fait, et c'est pourquoi ils étoient Hérétiques. Vous accusez vos Adversaires de dire que les préceptes sont impossibles. Ils nient qu'ils l'aient dit. Hs avouent que c'est Hérésie de le dire. Ils soutiennent que, ni avant ni après la Constitution du Pape, ils ne l'ont point dit. Ils déclarent avec vous Hérétiques ceux qui le disent. Us ne sont donc point Hérétiques.
Quand les Saints Pères ont déclaré Nestorius Hérétique, parce qu'il nioit l'union hypostalique du Verbe avec l'Humanité sainte , et qu'il mettoit deux personnes en Jésus- Christ, les Nestoriens de ce temps-là, et ceux qui ont continué depuis dans l'Orient, ont-ils renoncé à ce dont on les accusoit? N'ont-ils pas dit : Il est vrai que nous admettons deux personnes en Jésus-Christ, mais nous soutenons que ce n'est point Hérésie ? Voilà leur langage ; et c'est pourquoi ils étoient Hérétiques, et le sont encore. Mais, quand vous dites que MM. de Port-Royal soutiennent que Von ne résiste point à la Grâce intérieure^ ils le nient ; et confessant avec vous que c'est une Hérésie, ils en détestent la
Proposition : tout au contraire des autres, qui admettent la Proposition, et nient que ce soit Hérésie. Us ne sont donc pas Hérétiques.
Quand les Pères ont condamné Eutychès, parce qu'il ne croyoit qu'une Nature en Jésus-Christ, a-t-il dit que non, et qu il en croyoit deux? S'il Tavoit dit, il n'auroit pas été condamné ; mais il disoit qu'il n'y avoit qu'une Nature, et prétendoit que de le dire ce n'étoit point Hérésie ; et c'est pourquoi il étoit Hérétique. Quand vous dites que MM. de Port-Royal tiennent « que Jésus-Christ n'est pas mort pour tout le monde, ou pour tous les hommes, et qu'il n'a répandu son sang que pour le salut des Prédestinés » , que répondent-ils? Disent-ils qu'il est vrai qu'ils sont de ce sentiment? Tout au contraire, ne déclarent-ils pas qu'ils tiennent ce sentiment pour Hérétique, qu'ils ne l'ont jamais dit, et ne le diront jamais? Et ils déclarent qu'ils croient au contraire qu'il est faux que Jésus-Christ n'ait répanda son sang que pour le salut des Prédestinés, qu'il Ta aussi répandu pour les Réprouvés, qui résistent à sa Grâce. Et enfin ils croient qu'il est mort pour tous les hommes, comme saint Augustin l'a cru, comme saint Thomas l'a enseigné, et comme le Concile de Trente l'a défini. Cela, mon révérend père, ne vaut-il pas pour le moins autant que de dire qu'on le croit comme les Jésuites le croient, et comme Molina l'explique? Ils ne sont donc pas Hérétiques.
Quand on a soutenu contre les Monothélîtes deux volontés et deux opérations en Jésus-Christ, Cyrus d'Alexandrie et Sergius de Constantinople, et les autres, ont-ils dit qu'on' leur imposoit? ont-ils déclaré qu'ils admettoient deux volontés et deux opérations en Notre-Seigneur Jésu&- Christ? Non, ils ne l'ont pas fait; c'est pourquoi ils étoient
Hérétiques. Quand vous opposez à MM. de Port-Royal qu'en cet état de la nature corrompue « ils n'excluent et ne rejettent aucune nécessité de Taction méritoire ou déméritoire, sinon la nécessité de contrainte », ils le nient et enseignent au contraire que nous avons toujours en cette vie, dans toutes les actions par lesquelles nous méritons et déméritons, T indifférence d'agir ou de ne pas agir, même avec la Grâce efficace qui ne nous nécessite pas, quoiqu'elle nous fasse infailliblement faire le bien comme l'enseignent tous les Thomistes. Ils ne sont donc pas Hérétiques.
Enfin, mon révérend père, quand l'Église a repris Luther et Calvin de ce qu'ils nioient nos Sacrements, et de ce qu'ils ne croyoientpas la Transsubtantiation, et n'obéissoient pas au Pape, ces Hérésiarques, auxquels vous comparez si souvent vos Adversaires, se sont-ils plaints de ce qu'on leur imposoit ce qu'ils ne disoient pas? N'ont-ils pas soutenu, et ne soutiennent-ils pas encore ces Propositions? Et c'est pourquoi ils sont Hérétiques. Quand vous dites à MM. de Port-Royal « qu'ils ne reconnoissent pas le Pape, qu'ils ne reçoivent pas le Concile de Trente, etc., » ils se servent, comme ils doivent, du mentiris impooentis8Ime, c'est-à-dire que vous en avez menti, mon révérend père; car, dans les matières de cette importance, il est permis et même nécessaire de donner un démenti. Ils ne sont donc pas Hérétiques; ou, s'ils le sont, ils n'en ont ni le génie ni le caractère. Nous n'en avions point encore vu de cette sorte dans l'Église*; et il est plus aisé de montrer
i. Là, en effet, consiste rorigpinalité des Jansénistes : ils ne veulent pas être retranchés de TÉglise; ils lui sont fidèles malgré elle. 11 y a derrière cette ardeur à rester dans Punité un profond calcul. Ils ne tiennent pas seulement à garder les opinions qu*ils ont; ils entendent les inoculer au
i46 LETTRES A UN PROVINCIAL.
dans leurs Adversaires la marque et Tesprit de Calomniateurs et dlmposteurs, qu'en eux le caractère d'Hérétiques.
Catholicisme. On croirait qu'ils ont fait vœu de le réformer malgré lai. Sans échouer dans leur entreprise, les Protestants, en se séparant de l'Église, s'étaient privés de plusieurs forces qui les auraient pu soutenir et qui n'étaient pas incompatibles avec un retour au Christianisme primitif, la tradition, le culte extérieur, des mœurs séculaires, une hiérarchie pui«> santé, un immense établissement politique. Jansénius et Saiot-Cyran vonlaient mieux s^y prendre. Ils désiraient conserver tout cela et, dans ce bai, éviter à tout prix une rupture avec le Saint-Siège et l'Épiscopat. L'ioUntion était grande. A-t-elle été réelle? Oui ; on n'a qu'à parcourir la corrwpondance de Jansénius avec Saint-Cyran. Jansénius lui écrit qa*il « n'ose dire à personne du monde ce qu'il pense des opinions de son temp<t sur la Grâce et la Prédestination ; que « ses découvertes étonneront tout le monde»; que, « si sa Doctrine vient à être éventée, il va être décrié comme le plus extravagant rêveur qu'on ait vu: qu'il en est effrayé»; qu' c il y a bien des choses dont il n'a jamais oui parler dans le monde » ; qu* • il fera en sorte que son Livre ne paroisse pas de son vivant, pour ne pas s'exposer à passer sa vie dans le trouble » ; qu' a il craint qu*on lui fasse à Rome le même tour qu'on a fait à d'autres (Baîus) » ; que « ne pouvant espérer que md Livre soit approuvé au delà des Alpes, il pense, comme Saint-Cyran, qoe cette affaire (l'établissement de leur Doctrine commune) ne peut réussir qu'à Vaide d'un puissant parti. » C'était ce parti que Saint-Cyran et Port- Royal s'étaient donné la tâche de constituer. C'est pourquoi ils ne sont pas des hérétiques comme les autres. Jansénius avait pris ses précautions d'avance. Il écrit (epilogus omnium, p. 443 de Tédition de Rouen, cité dans un mémoire du père de Montezon sur Port-Royal et les Jésuites, annexé au 1. 1'^'' du Port-Royal de Sainte-Beuve, p. 5*20 et suiv.) : « Je suis homme sujet à me tromper; je soumets donc mon ouvrage — CAugustinus — an jugement du Saint-Siège et de l'Église romaine, ma mère; je rerois, je rétracte, je condamne, j'anathématise tout ce qu'elle décidera que je dois recevoir, rejeter, condamner, aniithématiser ». Cette soumission au for extérieur cKt indépendante du for intérieur. C'est dans leur for inttrienr que Jansénius, Sainl-Cyran et Port-Royal se i-éfugient. C'est de là qu'ils espèrent pouvoir agir au dehors sans trop d'entraves, grâce à leur soumission officielle. Le dessein était grand et il fut bien mené.
Bossuet, qui le voyait à fond et qui y était dans une certaine mesure favorable, car la théorie gallicane dont il fut le défenseur ardent n'était en réalité qu'un essai de transaction entre Jansénius, Saint-Cyran, Port- Royal, d'un côté, et de l'autre l'Église romaine, revient aans cesse, dans le Journal de Le Dieu, sur le fuit que les Jansénistes ne sont pas des Hérétiques notoires et dénoncés. Il admirait Arnauld. mais il l'estime a inexcusable d'avoir tourné toutes ses études, au fond, pour persuader au monde que la Doctrine de Jansénius n'a voit pas été condamnée ».
Je trouve bien, mon révérend père, que les Hérétiques ont souvent imposé aux Catholiques des Hérésies. Les Pélagiens ont dit que saint Augustin nioit le Franc Arbitre ; les Eutychiens ont dit que les Catholiques nioient l'union substantielle de Dieu et de Thomme en Jésus-Christ ; les Monothélites accusoient les Catholiques de mettre une division et une contrariété entre la volonté divine et Thumaine de Jésus-Christ ; les Iconoclastes * ont dit que nous adorions les images du culte qui n'est dû qu'à Dieu seul ; les Luthériens et les Calvinistes nous appellent PapolâtreSy et disent que le Pape est V Antéchrist. Nous disons que toutes ces Propositions sont Hérétiques, et nous les détestons en même temps ; et c'est pourquoi nous ne sommes pas Hérétiques. Ainsi je crains, mon révérend père, que l'on ne dise que vous avez plutôt le caractère des Hérétiques que ceux que vous accusez d'Hérésie : car les Propositions moliniennes qu'ils vous objectent, vous les
1. Briseurs d'images. On donne particulièrement ce titre à une secte de rÉglise d'Orient qui florissait au viii« siècle. « Le Pape y envoya ses légats (au Concile de 787); le Concile des Iconoclastes fut condamné; ils sont détestés comme gens qui, à l'exemple des Sarrasins, accusoient les Chrétiens d'idolAtrie. Bossuot, Hist, univ. » L'Idolâtrie fut, au \s\* siècle, un des griefs principaux de la Réforme contre l'Église romaine. Bossuet avoue indirectement : « Si l'hlglisc est vivante, malgré les Idolâtries dont on l'accuse, ces Idolâtries n'empùchcnt pas que la Foi et la Charité ne s'y trouvent, ni par conséquent qu'on ne s'y sauve. — 3« Avert. — » Le mot Idole (ei8<i>)ov), dans la langue du Christianisme des premiers siècles, veut dire image, statuCy objet d'art. L'Ancien Testament est plein d'imprécations contre les Idoles. Il défend de représenter la figure humaine. Les Musulmans, qui sont une secte chrétienne, ont conservé la Tradition sémitique et hébraïque. Elle était très vivante chez les Premiers Chrétiens, ennemis de tout ce qui touche aux arts et au culte de la forme. S'il n'y a plus de tableaux antiques et si les statues antiques ne se retrouvent que dans des fouilles, cela tient h cela. Les Chrétiens ont détruit les tableaux et martelé les statues. Il y a des cimetières d'art en Orient. Les Iconoclastes du viii* siècle voulaient revenir à la Tradition qu'on avait abandonnée dans un intérêt politique. Leurs raisons étaient si bonnes que Gharlemagne les avait fait adopter dans un Concile réuni à Aix-la-Chapelle.
avouez ; mais vous dites que ce ne sont pas des Hérésies. Celles que vous leur objectez, ils les rejettent, disant que ce sont des Hérésies, et par là ils font conome ont toujours fait les Catholiques ; et vous, mon révérend père, vous faites comme ont toujours fait les Hérétiques.
Mais, quand vous vous servez de leur piété et de leur zèle pour la Morale chrétienne comme d'une marque de leur Hérésie % c'est le dernier de vos excès. Si vousaWez démontré qu'ils sont Hérétiques, il vous seroit permis d'appeler tout cela hypocrisie et dissimulation ; mais qu'un des moyens dont vous vous servez pour montrer qu'ils sont Hérétiques, ce soit leur piété et leur zèle pour la Discipline de l'Église et pour laDoctrine des Saints Pères, c'est, mon révérend père, ce qui ne se peut souffrir : aussi nous nous donnerons bien de garde de vous suivre en cela.
Cependant, à vous entendre parler, il semble que c'en est fait; ils sont Hérétiques, il n'en faut non plus douter que de Luther et de Calvin. Mais, mon révérend père» permettez-moi, dans une affaire de cette importance, de suspendre mon jugement, ou même de n'en rien croire, jusqu'à ce que je les voie révoltés contre le Pape et soutenir les Propositions qu'il a condamnées, et les soutenir dans leurs propres termes, ainsi qu'elles ont été condamnées. Car, dites-moi, mon révérend père, si ces Messieurs ne sont point Hérétiques, comme je le crois certainement, me justifiez-vous devant Dieu si je les crois Hérétiques? Et tous ceux qui, sur votre parole, les croient Hérétiques, et le disent partout, seront-ils excusés au tiibunal du Souverain Juge, quand ils diront qu'ils l'ont lu dans vos Écrits?
* Quelques exemplaires in-4* ont c marque d'hérésie », aa lieu de «marqutdo leur hérésie ».
Voilà, mon révérend père, tout ce que j'avois à vous dire; car, pour le détail des falsifications prétendues, je vous laisse à l'Auteur des Lettres. 11 a déjà fort malmené vos Confrères, qui lui avoientfait de semblables reproches ; et il ne vous épargnera pas, si ce n'est qu'après tout il seroit bien inutile de vous répondre, puisque vous ne dites rien de considérable que ce que vos Confrères ont dit; à quoi cet Auteur a très admirablement bien répondu : car le Livre que vous produisez aujourd'hui est un vieil Écrit, que vous dites vous-même avoir fait il y a quatre mois ; aussi vous n'y dites pas une seule parole des 10, 11, 12, 13, lA, et 15®S qui ont toutes paru avant votre Écrit, et néanmoins vous promettez, dans le titre, de convaincre de mauvaise foi les Lettres écrites depuis Pâques. Que diroitil donc, mon révérend père, à un Livre rempli d'Impostures* jusqu'au titre?
2. Ce terme imposiurCy aujourd'hui à peu près hors d^usage, revient fort souvent dans les Provinciales, Ce n'était pas un si gros mot qu'il en a Tair; il était presque synonyme d'illusion, comme dans ces vers de La Fontaine, dans Adonis :
Semblable à ces amants trompés par le sommeil Qui rappellent en vain pendant la nuit obscare Le souvenir confus d'une douce imposture.
Dans les Provinciales, il a d'ordinaire le sens d'imputation fausse. Une Imposture n'est pas un mensonge; c'est une supposition qui n'est pas fondée ou qu'on prétend n'être pas fondée, le plus souvent un fait controuvé ou difficile à établir. Subsidiairement, on accuse celui qui l'avance de manquer d'impartialité. Bref, ce n'était qu'un terme de polémique, signifiant : Vous Youlez nous en imposer, nous faire admettre ce qui est faux ou douteux.
Déjà au xvu' siècle, Bouhours {Nouv, Rem.) constatait que Tusage l'avait repoussé, et le croyait un mot nouveau. C'était, au contraire, un vieux mot qu'on avait essayé de rajeunir.
LETTRE XVllP
On fait voir encore plus invinciblenient, par la réponse même du père Annal y qu*il n'y a aucune Hérésie dans TÉglise; que tout le monde condamne la Doctrine que les Jésuites renferment dans le sens do Jansénius, et qu'ainsi tous les Fidèles sont dans les ro^mes sentiments sur la matière des Cinq Propositions. On marque la différence qu'il y a entre les disputes de Droit et celles de Fait, et on montre que, dans les Questions de Fait, on doit plus s'en rapporter à ce qu'on voit qu'à aacuoe autorité humaine*.
Da 24 mars 1657.
Mon RÉVÉREND PÈRE,
II y a longtemps que vous travaillez à trouver quelque erreur dans vos Adversaires ; mais je m'assure que vous avouerez à la fin qu'il n'y a peut-être rien de si difficile que de rendre Hérétiques ceux qui ne le sont pas, et qui ne fuient rien tant que de Tétre '. J*ai fait voir, dans ma
1. tt Dix-huitième Lettre au révérend père Annat, jésuite, sur la copie imprimée à Cologne, le 24 mars 1657, » dans les éditions in-i** et in-12. Comme on a déjà pu le remarquer, cette indication de Cologne est fictive. On ne connaît pas d'exemplaire de cette prétendue impression de Cologne.
Il y a dans i'in-S" : « Dix-huitième Lettre au révérend P. Annat, jésuite, le 24 mars 1657. »